Il n’y a pas eu beaucoup de suspense dans le vote du jury du prix Marc-Vivien Foé. Mamadou Sangaré s’impose largement au classement, avec 219 points d’écart sur son dauphin, le Monégasque Lamine Camara. L’autre Sénégalais, Moussa Niakhaté de Lyon, complète le podium.
Le sacre Sangaré arrive dans le final d’une saison réussie avec Lens, marqué par une qualification directe pour la Ligue des champions et une finale de Coupe de France à disputer le 22 mai contre Nice.
Au-delà des chiffres, c’est sur le terrain que le Malien a construit ce succès. Au cœur du jeu lensois, Mamadou Sangaré s’est rapidement imposé comme un titulaire indiscutable et a vite été adopté par les supporters nordistes. Après la 33e journée, il affichait un bilan de quatre passes décisives et trois buts en Ligue 1, performances qui ont contribué à la bonne saison du RC Lens.
Modelé en Autriche
Pour mesurer pleinement sa trajectoire, il faut revenir à ses origines. Natif de Bamako, international malien, Sangaré s’inscrit dans la lignée des milieux maliens qui ont marqué le football français et européen, comme Djila Diarra, Seydou Keita ou Momo Sissoko. Formé au Yeelen Olympique, il a rejoint le RB Salzbourg en 2020, puis le Rapid Vienne, avant d’arriver à Lens.
Cette progression n’a rien d’un hasard, comme le rappelle son entraîneur, Pierre Sage, qui souligne l’importance de son passage en Autriche dans sa progression : « Il a eu un passage en Autriche qui lui a permis sûrement d’appréhender le jeu en Europe, le climat, l’exigence des entraînements, tout ce genre de choses. Et selon moi, c’est une étape qui a été plutôt porteuse dans sa progression et dans sa trajectoire. Et c’est vrai que quand il est arrivé, il a mis peut-être dix, quinze minutes avant de rentrer dans le premier match. C’était au Havre (Ndlr: entré en jeu à la 59e minute lors de la deuxième journée de Ligue 1). Mais après, il a fait une prestation de haut vol dès sa première convocation et la première fois qu’il jouait dans l’équipe. »
Les lauréats des précédentes éditions
Marouane Chamakh (Maroc, 2009) ; Gervinho (Côte d’Ivoire, 2010) ; Gervinho (Côte d’Ivoire, 2011) ; Younès Belhanda (Maroc, 2012) ; Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon, 2013) ; Vincent Enyeama (Nigeria, 2014) ; André Ayew (Ghana, 2015) ; Sofiane Boufal (Maroc, 2016) ; Jean Michaël Seri (Côte d’Ivoire, 2017) ; Karl Toko-Ekambi (Cameroun, 2018) ; Nicolas Pépé (Côte d’Ivoire, 2019) ; Victor Osimhen (Nigeria, 2020) ; Gaël Kakuta (RD Congo, 2021) ; Seko Fofana (Côte d’Ivoire, 2022) ; Chancel Mbemba (RD Congo, 2023) ; Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon, 2024) ; Achraf Hakimi (Maroc, 2025).











