- Des frappes russes sur deux régions d’Ukraine ont fait au moins cinq morts, ont indiqué mardi les autorités locales.
- Volodymyr Zelensky a dénoncé le « cynisme absolu » de la Russie qui demande un cessez-le-feu tout en menant des frappes quotidiennes contre le pays.
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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année
La trêve entre l’Ukraine et la Russie pourra-t-elle avoir lieu ? Alors que Moscou demande à son ennemi un cessez-le-feu à l’occasion de la commémoration du 9 mai, anniversaire de la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie, les frappes, elles, se poursuivent sur le front.
Dans la région de Poltava, dans le centre-est du pays, une attaque de drone et de missile a tué quatre personnes et en a blessé 31, a précisé un responsable régional. Dans la région de Kharkiv, dans l’est du pays, une personne est morte et deux autres ont été blessées, selon le parquet. Une attaque odieuse, a jugé Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux : « C’est d’un cynisme absolu que de demander un cessez-le-feu afin d’organiser des célébrations de propagande, tout en menant chaque jour de telles frappes
« .
Pour Kiev, ces bombardements sont inconcevables, le président ukrainien ayant annoncé « un régime de cessez-le-feu à partir de 00h00 (21h GMT, NDLR) dans la nuit du 5 au 6 mai
« . « Nous agirons de manière réciproque à partir de ce moment-là
« , avait prévenu lundi soir Volodymyr Zelensky.
« Il est temps que les dirigeants russes prennent des mesures concrètes pour mettre fin à leur guerre, d »autant plus que le ministère russe de la Défense estime qu »il ne peut organiser de parade à Moscou sans la bonne volonté de l’Ukraine
« , a ajouté le président ukrainien, qui a atterri ensuite à Bahreïn pour une visite consacrée à la coopération sécuritaire.
L’Ukraine demande de longue date une trêve prolongée sur le front pour favoriser des négociations afin de trouver un accord pour arrêter la guerre déclenchée par l’invasion russe à pleine échelle en février 2022, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Moscou refuse, arguant qu’un cessez-le-feu plus étendu permettrait à Kiev de renforcer ses défenses.











