- Un animateur d’une école parisienne est jugé mardi lors du premier procès pour violences dans le périscolaire depuis que le scandale a éclaté dans la capitale.
- L’homme de 47 ans est poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs.
- Sur TF1, une mère de famille a témoigné sur ce que sa fille a subi.
« Il faut dire les choses, il faut parler
« . Alors que s’ouvre ce mardi 5 mai à Paris le premier procès pour violences dans le périscolaire depuis que le scandale a éclaté dans la capitale, une mère de famille a raconté à TF1 ce que sa fille a vécu en 2024. Elle avait alors 10 ans.
À l’époque, c’est la directrice de l’école Titon, dans le 11ᵉ arrondissement, qui lui apprend que son enfant a été agressée. « L’animateur leur donne des surnoms, genre mon chaton, mon bébé d’amour, fait des récits d’histoires d’horreur dans lesquels il intègre des scènes de viol extrêmement violentes. Aussi, elles évoquent des câlins serrés. L’animateur insiste au niveau de leur poitrine »
, raconte-t-elle dans la vidéo en tête de cet article.
78 agents de la ville suspendus
L’homme s’appelle Nicolas G. Âgé de 47 ans, il comparaît en correctionnelle pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes et agression sexuelle sur trois d’entre elles, des délits faisant encourir jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende. Plusieurs parents d’élèves avaient signalé des câlins forcés, des surnoms et mimes déplacés, voire des attouchements. Suspendu en 2024, l’animateur est toujours présumé innocent.
La mère de famille interrogée par TF1 se dit « en colère contre l’animateur, bien sûr
« , mais aussi « contre l’institution qui n’a pas su protéger notre enfant
« . « Et surtout, je pense que je suis en colère contre ces adultes et contre cette société qui ne sait pas entendre, écouter les enfants. Il faut dire les choses, il faut parler.
» Outre la condamnation de cet homme, elle espère surtout une prise de conscience. « J’espère aussi que ce procès et tous ceux qui suivront permettront aussi des vraies décisions, des décisions d’urgence parce que c’est urgent
. »
Depuis début 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles, des chiffres traduisant un caractère « systémique
« , selon le nouveau maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire.
Face à l’ampleur du scandale, l’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo a engagé à la mi-avril un plan d’action d’un coût de 20 millions d’euros pour le périscolaire, « priorité absolue
» de son début de mandat. Il prévoit une simplification de la chaîne de signalement avec une cellule d’écoute dédiée et promet une « transparence totale
» aux familles ainsi qu’une professionnalisation d’une filière précarisée – la grande majorité des 14.000 animateurs parisiens sont vacataires.











