C’est tout un territoire qui a été meurtri vendredi 1er mai, après la mort de cinq jeunes de 17 à 20 ans, originaires du Rhône, dans un accident de voiture à Sarras (Ardèche). Greg, Louis, Antoine, Yannick et Paris ont fait une sortie de route entre Vernosc-lès-Annonay et Sarras, sur la départementale 270, avant de plonger dans un ravin 25 mètres plus bas.
Au lendemain de cette tragédie, des familles de victimes ont partagé leur peine sur les réseaux sociaux et les médias locaux. C’est le cas de Gwénaëlle Mas qui a publié sur Facebook des photos de son fils Yannick, 18 ans, qui faisait « partie de l’accident ».
« Je vous partage ma peine et ma grande tristesse (…) Avec lui, ses amis Greg, Louis, Antoine et Paris. Les prochains jours, mois et années seront difficiles pour nous pour tous les parents et amis de Yannick. Paix à leurs âmes et à nos cœurs meurtris », a-t-elle écrit.
« Tous comme des frangins »
Auprès de France 3 Auvergne Rhône-Alpes, elle a témoigné plus en profondeur de la détresse qu’elle ressent. « Ils étaient tous comme des frangins. Tous ceux qui étaient dans la voiture, sont venus chez nous, chez les uns, chez les autres, en vacances avec nous. Ils étaient tous un peu comme nos enfants, à nous tous », a-t-elle déclaré.
Elle décrit la bande comme « un groupe d’amis qui s’étaient connus grâce à la passion de la mobylette », qui « avaient le plaisir d’aller dans des plans d’eau et s’amuser ».
« Ils ne buvaient pas, ils ne fumaient pas. C’étaient pas des jeunes comme ça. Ils étaient tous comme des frangins », a-t-elle témoigné avec émotion.
« Partis pour une soirée barbecue »
À Saint-Priest (Rhône), Floriane, la mère d’Antoine, a déclaré à la même source que le groupe avait « un de leurs amis (qui) a déménagé à Andance en Ardèche » et qu’ils « lui rendaient souvent visite ».
D’où cette virée en voiture en ce jour férié. « Ils étaient partis pour une soirée barbecue suivie d’une baignade. C’est en revenant de cette baignade qu’ils ont quitté la route. C’étaient des jeunes sérieux », a-t-elle assuré.
De son côté, Stéphanie, dont la fille de 17 ans suivait la voiture accidentée dans un autre véhicule, a souligné que son enfant était « très choqué » par le drame après avoir « vu le véhicule s’enflammer ».
Elle lui a également répété que chacun d’entre eux était « sobre et sérieux ». « J’ai moi-même pu échanger (…) avec une infirmière-psychologue car je suis également extrêmement choquée, d’autant plus que ma fille a déjà été impliquée dans un accident de la route il y a à peine 6 mois », a-t-elle ajouté auprès du Progrès.
Une cellule d’aide psychologique activée par la préfecture
Le maire de la commune de Saint-Priest, Gilles Gascon (LR) n’a pas caché sa douleur après le drame. « Notre ville est en deuil. Dès que j’ai appris ce drame, j’ai tenu à rencontrer leurs familles pour leur témoigner tout mon soutien et ma compassion. »
Selon les premières constatations de l’enquête, l’accident aurait été provoqué par « une vitesse excessive sur une route étroite et sinueuse », selon les déclarations de la procureure de la République de Privas, Céline Nainani, qui a annoncé que « des investigations médico-légales et analyses toxicologiques » étaient « en cours ».
Une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) a été activée par la préfecture et « une association d’aide aux victimes a également été saisie afin d’accompagner l’ensemble des victimes et de leurs familles », a-t-il également été précisé.
Article original publié sur BFMTV.com











