“L’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale.” Pour Green & Blue, ce constat de la nouvelle édition du rapport annuel sur l’état du climat en Europe est le plus “frappant”. Et ce, en dépit de la profusion de données alarmantes sur l’année 2025 qu’il contient. “La nouveauté, pour ainsi dire, c’est que ‘personne n’est sauvé’”, constate, presque ironique, le site d’information italien spécialisé dans l’environnement.
Au cours de l’année passée − la troisième plus chaude depuis qu’il existe des relevés − la quasi-totalité de l’Europe (au moins 95 % du territoire) a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne calculée sur la période 1991-2020. “Une moyenne réévaluée à la hausse tous les dix ans, il convient de le rappeler”, relève Le Temps. “L’évolution connaît une nette disparité géographique, avec l’est, le sud-est et une partie du centre de l’Europe (dont les Alpes), où la température grimpe le plus vite (0,5 °C à 1 °C par décennie) depuis 30 ans”, ajoute le journal genevois.
“Le Svalbard, l’un des endroits de la planète où le réchauffement est le plus rapide, s’est réchauffé trois à quatre fois plus vite que la moyenne européenne”, retient de son côté le quotidien britannique The Guardian.
Incendies ravageurs
En outre, d’après ce rapport élaboré par Copernicus, le service climatique de l’Union européenne (C3S) et l’Organisation météorologique mondiale, 2025 a été marquée par la deuxième vague de chaleur la plus intense jamais enregistrée en Europe.
Ces températures particulièrement élevées ont alimenté des incendies dévastateurs qui ont ravagé de vastes régions d’Europe. Plus d’un million d’hectares ont été réduits en cendres, soit 4,7 % de plus que le précédent record établi en 2017.
Au-delà de la température de l’atmosphère, c’est aussi celle des mers qui s’accroît. Le rapport montre, cartes à l’appui, qu’en Europe la température moyenne de la surface de l’eau a atteint un niveau record en 2025. Quelque 86 % de la surface des mers et océans qui bordent le Vieux Continent ont connu des vagues de chaleur marine “fortes” et plus, selon la dénomination utilisée.
[…] Lire la suite sur Courrier international











