- Le viager consiste à racheter un bien immobilier en versant une rente viagère.
- L’acquéreur récupère le bien du propriétaire à son décès.
- Les explications du notaire Antoine Cellard dans « Bonjour ! Avec vous ».
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Investir dans l’immobilier
Le viager est une méthode pour acheter un bien immobilier en versant une sorte de loyer mensuel, une rente viagère au propriétaire jusqu’à son décès. « On se dit toujours, un viager c’est spéculer quelque part sur la mort de quelqu’un »,
indique Christophe Beaugrand dans « Bonjour ! Avec vous ». «
Le viager
, c’est transformer la propriété en liberté »
, assure Antoine Cellard, notaire, invité de l’émission. « C’est la possibilité de vendre par exemple sa résidence principale ou sa maison et de recevoir une rente de manière échelonnée jusqu’à la fin de sa vie »,
détaille-t-il. Dans un premier temps, le vendeur en viager récupère un pécule, appelé le bouquet. Le montant de cette somme dépend de l’âge de la personne qui vend, mais aussi de la valeur du bien. Pour se lancer dans le viager, il est conseillé d’aller chez un notaire. « Il faut bien l’encadrer pour être sécurisé »
, affirme l’invité. Est-ce que cette solution séduit les téléspectateurs ? À la question, « seriez-vous prêts à vendre votre maison en viager ? », ils ont répondu « non » à 68%.
Les rentes sont réévaluées chaque année
À quel âge peut-on se lancer ? « Si on le vend très jeune, il y aura peu d’acquéreurs […] En général, c’est vraiment à partir de 70 ans que les viagers commencent à se mettre en place et être intéressants pour les acquéreurs »,
détaille Antoine Cellard. Le bien peut se dévaluer entre le moment où on entre dans le viager et le moment où on le récupère. « On en tient compte, ce qui est surtout important, c’est la réévaluation des rentes, c’est-à-dire que chaque mois la personne plus ou moins âgée récupère des rentes. C’est très important d’indexer au coût de la vie »,
explique le notaire.
Le montant des rentes peut différer. Par exemple, si une femme de 84 ans vend une maison de 500.000 euros en viager. Elle récupère 100.000 euros trois mois plus tard, puis une rente de 2.300 euros par mois jusqu’à la fin de sa vie. En moyenne, le viager permet d’augmenter les revenus des vendeurs de 27%. Dans la majeure partie des cas, il s’agit de viager occupé pour lequel le vendeur reste chez lui jusqu’à la fin de ses jours. Dans le cadre du viager libre, le vendeur ne vit plus dans cette maison et l’acquéreur a la possibilité de prendre possession des lieux ou de les mettre en location.
Le nombre de viagers va augmenter
Comment se protéger des arnaques dans le cas du viager ? Il faut faire confiance au notaire et passer par quelque chose de sécurisé. Les notaires demandent un avis médical. « Parce que si l’on sait que la personne a une espérance de vie trop courte pour une raison de maladie, là, dans ce cas-là, la vente pourrait être mise en cause »,
explique Antoine Cellard. De plus, à la fin du viager, il n’y a pas de frais de notaire. Il y en a au moment de la vente et « les frais sont surtout à la charge de l’acquéreur, pas de la personne qui vend »
, explique le notaire. En raison de l’âge des personnes, le viager concerne plus particulièrement certaines régions comme PACA ou l’Île-de-France. « Le viager, aujourd’hui, c’est 1% des ventes. Mais ça ne va faire qu’augmenter »
, conclut l’invité.











