Le séisme s’est produit peu avant 17 heures (8 TU) dans les eaux du Pacifique, au large du nord de la préfecture d’Iwate. Les secousses ont été si violentes qu’elles ont fait trembler pendant plus d’une minute de grands immeubles jusqu’à Tokyo, à plusieurs centaines de kilomètres de là.
Une vague de tsunami de 80 centimètres a été observée peu après 17h30 (8h30 TU) dans un port de Kuji, situé dans la préfecture d’Iwate, deux minutes après une première de 70 cm et 41 minutes après la secousse sismique, a indiqué la JMA.
Plus tôt, l’agence avait émis une alerte au tsunami et averti que des dégâts dus aux vagues étaient à prévoir. « Évacuez immédiatement les régions côtières et les zones riveraines vers un endroit plus sûr, tel qu’un terrain surélevé ou un bâtiment d’évacuation. Les vagues du tsunami devraient frapper à plusieurs reprises. Ne quittez pas les lieux sûrs tant que l’alerte n’est pas levée », a-t-elle déclaré, relayée par la chaine de télévision NHK qui a interrompu immédiatement ses programmes.
Pas de dégâts visibles
Des images de NHK ne montraient pas de dégâts visibles immédiatement autour de plusieurs ports d’Iwate. Le bureau de la Première ministre a indiqué avoir mis en place une cellule de gestion de crise. Le pays est toujours traumatisé par le séisme de magnitude 9,0 de mars 2011, qui avait déclenché un tsunami, à l’origine de quelque 18 500 morts ou disparus. Ce séisme s’était déclenché sur la côte pacifique du Japon, le long de la fosse de Nankai, au large du pays.
Cette fosse sous-marine de 800 kilomètres est la zone où la plaque océanique de la mer des Philippines glisse lentement sous la plaque continentale sur laquelle repose le Japon. Le gouvernement estime qu’un méga-séisme dans la fosse de Nankai, suivi d’un tsunami, pourrait tuer jusqu’à 298 000 personnes et causer jusqu’à 2 000 milliards de dollars de dégâts.











