- Certains habitants de la Baule (Loire-Atlantique) craignent que des arbres viennent bientôt obstruer la vue sur la mer depuis leur domicile.
- Cette plantation s’inscrit dans le cadre d’un projet de végétalisation de la ville.
- Regardez ce reportage sur place du JT de TF1.
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Le 13H
Marie-Madeleine Schone profite depuis douze ans d’une vue imprenable sur la baie de la Baule (Loire-Atlantique). Mais elle considère aujourd’hui que son rêve d’une vie, à savoir l’achat de son appartement, est en train de virer au cauchemar. « J’envisage de m’en aller. Je ne resterai pas habiter là. Je n’ai pas choisi d’habiter dans une forêt »
, affirme la retraitée, interrogée par TF1 dans le reportage sur place du 13H à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. En cause : non pas « une forêt »
, mais tout de même quelques arbres plantés par la municipalité dans le cadre des travaux sur le remblai. Elle, comme d’autres riverains, redoute des incidents lors des tempêtes, et revendique surtout un droit au soleil.
Une pétition a même été lancée. « Ça fonctionne très bien. Il y a même des vacanciers qui la signent, parce qu’ils ont compris qu’ils ne pourraient plus venir à la Baule »
, reprend Marie-Madeleine Schone. Une certitude : en ce moment, le front de mer ne parle que de ça. Et certains habitants, comme Evelyne, émettent des avis plus mesurés, donc divergents : « Pour les gens qui se promènent, ils seront à l’abri du soleil. Ça apporte d’abord un peu de fraîcheur. C’est important, l’été, d’avoir de l’ombre. Et puis, c’est plus joli d’avoir de la verdure. »
Un autre point de vue, cette fois à hauteur de piéton.
Au total, ce projet de végétalisation implique de planter quelque 700 arbres le long des cinq kilomètres de la promenade de mer de la Baule d’ici 2032. « Là, ça vient d’être planté donc on a pas mal d’arbustes, des variétés adaptées au bord de mer »
, montre face à la caméra de TF1 Marc Brehat, directeur environnement et cadre de vie au sein de l’équipe municipale. Avant de prendre soin d’ajouter : « Les arbres sont espacés de 10 à 15 mètres. Donc vraiment, il y aura toujours de l’espace. »
La mairie assure d’ailleurs avoir mené des concertations pendant plus d’un an avant de lancer le projet. Alors pas question pour elle de faire machine arrière. En revanche, le maire (LR) Franck Louvrier veut bien promettre, au micro de TF1, une certaine flexibilité : « On fera du cousu main, au fur et à mesure. Si certains estiment qu’ils ne veulent pas un tronc d’arbre devant eux, même s’il n’est pas de taille importante, on le déplacera de quelques mètres, si ce n’est de quelques centimètres. »











