- Invitée de France 2 ce vendredi 17 avril, Sophie Binet répète que la question d’ouvrir le travail à certaines professions le 1er mai – dans l’actualité récemment – est un « non-sens ».
- À la place, la patronne de la CGT propose de créer un nouveau jour férié le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
La proposition de loi Attal, désormais « enterrée »
, était « une catastrophe »
, affirme Sophie Binet. « Elle ouvrait tous azimuts la possibilité de travailler le 1er mai pour la grande distribution, l’industrie agroalimentaire, le secteur culturel »
, justifie-t-elle. Si la patronne de la CGT reconnaît « qu’il est utile d’avoir des boulangeries ouvertes »
ce jour-là, elle assure, ce vendredi 17 avril sur France 2, qu’ouvrir cette possibilité à davantage de métiers ne doit pas être d’actualité.
« Aujourd’hui, cette question est un non-sens »
, martèle-t-elle, « il n’est pas question que le 1er mai devienne un dimanche comme les autres, alors que le dimanche est déjà devenu un samedi comme les autres »
. Si les commerces « veulent augmenter leur chiffre d’affaires, ce n’est pas une ouverture le
1er mai
qui va le faire. Ouvrir un jour en plus, ce n’est pas ça qui va changer. De toute manière, les Français n’ont pas d’argent »
, poursuit-elle, préconisant plutôt une « augmentation des salaires pour pouvoir augmenter la consommation dans le pays »
.
Le 8 mars « doit devenir un jour férié »
Au contraire, la syndicaliste propose de « mettre à l’ordre du jour un nouveau jour férié »
. « Ce que nous voulons, c’est un nouveau jour férié, le 8 mars, journée internationale des luttes des droits des femmes »
, indique Sophie Binet. « Il doit devenir comme le 1er mai un jour férié, chômé et rémunéré »
, propose-t-elle. En effet, selon la secrétaire générale de la Confédération générale du travail, « la France est en dessous de la moyenne européenne en termes de nombre de jours fériés
(11 contre 12 en moyenne dans l’UE, ndlr)«
, un problème auquel il faut, selon elle, remédier.
Pour rappel, le texte soutenu par le parti macroniste Renaissance, la droite et l’extrême droite proposait d’autoriser explicitement les commerçants alimentaires, les fleuristes et les établissements culturels à employer des salariés le 1er mai. Face à la forte opposition, Sébastien Lecornu a été obligé de la repousser sine die
. De nouvelles annonces du gouvernement sur le sujet sont attendues ce vendredi vers 14h, après un entretien entre le Premier ministre et des représentants des boulangers et des artisans-fleuristes.











