- Le maire de Plouasne a été mis en examen, mercredi 15 avril, et écroué notamment pour des « violences volontaires ayant entraîné la mort » d’une femme de 66 ans.
- Les faits ont eu lieu le mardi 7 avril sur la voie publique de cette commune des Côtes-d’Armor.
- Un conseiller municipal, lui aussi mis en cause, a été placé sous contrôle judiciaire.
C’est une sombre affaire qui est venue ternir l’image de cette commune des Côtes-d’Armor, située à une vingtaine de kilomètres de Dinan. Mardi 7 avril, une femme de 66 ans est morte devant chez elle, à Plouasne, après avoir été, selon des témoignages et des vidéos, malmenée par plusieurs individus. Parmi eux, l’édile de la ville et l’un de ses conseillers municipaux. Les deux hommes ont été placés en garde à vue une semaine plus tard, avec deux autres personnes.
À l’issue de la mesure, le procureur de la République de Saint-Malo, Fabrice Tremel, a annoncé que le maire de Plouasne avait été mis en examen, mercredi 15 avril, et écroué, notamment pour des « violences volontaires ayant entraîné la mort ». L’élu a aussi été mis en examen pour « arrestation » arbitraire suivie de mort, comme son conseiller municipal. Ce dernier a été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment l‘ »interdiction de se rendre sur la commune de Plouasne ».
Les gardes à vue des deux personnes, qui avaient apporté la corde et la sangle selon le parquet, ont été quant à elles levées.
« L’existence d’un lien » entre le décès et les faits subis
Selon le rappel des faits livrés par le procureur, le mardi 7 avril, le maire et le conseiller municipal, jamais nommés dans les communiqués, ont empêché une femme de 66 ans, qu’ils souhaitaient « faire hospitaliser en psychiatrie, suite notamment aux troubles qu’elle aurait occasionnés à son voisinage »,
de regagner son domicile.
L’exploitation de plusieurs vidéos remises par un témoin a mis en évidence que « pendant 15 minutes, quatre personnes étaient intervenues physiquement, avec des degrés d’implication différents, pour contenir fermement la victime au sol en exerçant sur elle une pression »
, selon Fabrice Tremel. La sexagénaire a eu également les jambes attachées « à l’aide d’une sangle et d’une corde apportées par deux d’entre eux ».
L’autopsie de la victime a conclu que les hypothèses « les plus susceptibles d’expliquer le décès »
de cette femme retenaient « l’existence d’un lien »
avec les faits subis par la victime. Les investigations, sous l’autorité d’un juge d’instruction, se poursuivent.











