- Le nouveau film du duo Eric Toledano et Olivier Nakache sort en salles ce mercredi.
- Les réalisateurs replongent dans les années 1980 à travers le parcours d’un jeune adolescent de 13 ans.
- Et ils nous ont concocté une bande-son réjouissante.
C’est un film qui sent bon la nostalgie. Eric Toledano et Olivier Nakache partagent leurs souvenirs d’adolescence dans Juste une illusion
, ce mercredi en salles. Le duo derrière Intouchables
, Le Sens de la fête
, ou encore la série En thérapie
livre une comédie sensible et réjouissante qui nous ramène dans les années 1980.
On suit l’histoire de Vincent (Simon Boublil, la révélation du film), un jeune garçon issu de la classe moyenne qui va bientôt fêter ses 13 ans. Coincé entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent (Camille Cottin et Louis Garrel, excellents), il quitte le monde de l’enfance pour celui de l’adolescence.
Notre ambition était de faire un film de sensations
Notre ambition était de faire un film de sensations
Olivier Nakache
À ses côtés, on replonge nous aussi dans nos souvenirs de jeunesse (pour les plus vieux d’entre nous), quand on faisait encore des compilations sur des cassettes audio, qu’on écoutait la musique avec un walkman et qu’on louait des films au vidéo-club du quartier. « Notre ambition était de faire un film de sensations, que ce soit à travers la couleur d’un papier peint, le modèle d’une lampe ou la couleur d’une voiture. Il fallait qu’on ait l’impression de respirer l’odeur d’une époque »
, confie Olivier Nakache.
Et c’est réussi. Chaque plan nous offre un retour réjouissant dans les années 1980 : du Minitel aux vêtements colorés, de la mythique valise RTL aux génériques télé, des premiers ordinateurs aux jeux vidéos, en passant par les manifs de Touche pas à mon pote et le début du chômage. Sans oublier la playlist absolument jubilatoire.
Au pays de Candice : « Juste une illusion », une comédie intimeSource : Bonjour !
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Au pays de Candice : « Juste une illusion », une comédie intime
« On a réussi à dispatcher les musiques de notre adolescence là-dedans. Eric était plus funk et moi j’étais plus new wave. Si un jour on nous avait dit qu’une bande originale aurait regroupé Earth, Wind & Fire, Joy Division, Cure, Christopher Cross et Téléphone, on se serait dit qu’on a sacrément envie de voir ce film ! »
, s’amuse Olivier Nakache.
Une playlist réjouissante
Comme le jeune héros, on a eu envie de retomber amoureux de notre amour de jeunesse en entendant « Eye in the Sky » de The Alan Parsons Project, « Holding Back The Years » de Simply Red, « I’m Not In Love » de 10CC ou « Sailing » de Christopher Cross. On a également furieusement eu envie de danser en écoutant « I’m So Excited » des Pointers Sister (qui donne lieu à une scène anthologique entre Camille Cottin et Louis Garrel), « Un autre monde » de Téléphone, « Precious Little Diamond » de Fox The Fox et bien sûr « Just an illusion » d’Imagination qui donne son titre au film.
« C’est un titre qui dit beaucoup de choses et qui raconte les illusions qu’on a durant l’adolescence. Et puis, le cinéma en soi est une illusion, on appelle ça la magie du cinéma. On est des illusionnistes, tout est un peu faux, mais peut-être qu’il émerge aussi des films une vérité. Et c’est ça qui est intéressant »
, analyse Eric Toledano.











