- La voie ferrée sur laquelle a eu lieu une collision mortelle entre deux TGV à Adamuz, en Espagne, le 18 janvier dernier, s’était rompue la veille de l’accident.
- Cet accident est l’une des catastrophes ferroviaires les plus meurtrières en Europe depuis le début du XXIᵉ siècle.
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Collision mortelle entre deux trains à grande vitesse en Espagne
Pedro Sánchez avait promis « une transparence absolue »
sur les causes de l’accident ferroviaire d’Adamuz, qui a tué 46 personnes, le 18 janvier dernier. Selon les médias espagnols, qui citent un rapport des enquêteurs, la voie ferrée sur laquelle a eu lieu une collision entre deux TGV en Espagne s’était rompue la veille de l’accident, sans que cela ne soit détecté.
L’accident a été l’une des catastrophes ferroviaires les plus meurtrières en Europe depuis le début du siècle. Il a obligé les autorités à se pencher sur l’état de la sécurité du réseau ferroviaire espagnol.
Le drame s’est produit lorsqu’un train à destination de Madrid, exploité par la société privée Iryo, a déraillé et est passé sur la voie opposée, percutant de plein fouet un train arrivant en sens inverse, opéré par l’entreprise publique Renfe. Un rapport préliminaire, publié en janvier par la commission d’enquête sur les accidents ferroviaires (CIAF), avait suggéré que la voie présentait une fissure avant le déraillement.
Les conclusions définitives toujours attendues
La Guardia Civil a présenté un nouveau rapport à un tribunal chargé de l’enquête sur l’accident, dans lequel la fameuse rupture est enregistrée à 21h46 le 17 janvier, ont relevé les médias espagnols. Bien qu’« une altération électrique compatible avec une rupture »
ait été enregistrée, le système de signalisation « n’était pas configuré pour déclencher automatiquement l’alerte »,
rapporte la presse, citant le document daté du 27 mars.
La Guardia Civil a également indiqué que cette variation de tension « compatible avec une rupture »
entre la soirée du 17 janvier et l’accident « n’est pas habituelle »
, mais que la possibilité technique de recevoir des alertes à ce sujet « devra être clarifiée »
.
Le rapport a écarté, en revanche, la thèse du sabotage, du terrorisme et d’une négligence de la part des conducteurs. L’enquête de la CIAF, qui doit fournir des conclusions définitives, est toujours en cours.











