- Les aides au carburant, très ciblées, ne satisfont pas les professionnels concernés.
- Pourquoi ne sont-elles pas plus importantes, alors que le déficit public 2025 est moins élevé que prévu ?
- « Cette marge de manœuvre va être vite dévorée par la crise actuelle », explique Catherine André, journaliste économie à LCI.
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Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent
Les aides au carburant concernent seulement certains professionnels, dans le secteur de la pêche, du transport et de l’agriculture, avec un plan de 70 millions d’euros. Une annonce qu’ils jugent insuffisante. Cependant, rien pour les particuliers, et certaines professions se sentent oubliées.
Pourquoi ces aides ne sont-elles pas plus conséquentes ? Les chiffres du déficit avaient pourtant « de quoi rassurer »
. Catherine André, journaliste politique à LCI, explique que la France « a enregistré 5,1% de déficit en 2025 alors qu’on attendait 5,4 % »
. Avec ce 0,3 point de différence, une marge de manœuvre apparaît.
« C’est oublier qu’avec ce choc énergétique que l’on est en train de vivre, les recettes fiscales de l’État, si cela dure, pourraient baisser. Cette marge de manœuvre de 0,3 point de PIB va être très rapidement dévorée par les conséquences économiques de cette crise qu’on vit au Moyen-Orient »
, justifie-t-elle sur le plateau de LCI.
« Il n’y a pas eu de maîtrise des dépenses publiques »
, rappelle Catherine André. « On ne peut pas rajouter des dépenses aux dépenses. Si le conflit s’installe, le gouvernement sera peut-être obligé de consentir des chèques pour les plus vulnérables. Mais ce qu’il veut surtout, c’est laisser les Français se débrouiller tout seuls, notamment en puisant dans leur stock d’épargne. »











