Ces derniers jours, un journaliste du Times of Israel raconte avoir été menacé de mort par des internautes parieurs car il a rédigé un article sur les bombardements menés par l’Iran le 10 mars. Dans son reportage, il évoquait, vidéo à l’appui, un missile qui a explosé près de Jérusalem. Un petit détail qui a donné tort à plusieurs parieurs de Polymarket ; eux avaient misé au total 14 millions de dollars qu’aucun missile n’atteignerait Israël ce jour-là.
Dans la foulée, le journaliste a donc été menacé par mail, par WhatsApp, dans des messages en hébreu, pour qu’il corrige son article. « Après nous avoir fait perdre 900 000 dollars, nous investirons autant pour vous anéantir », lui a ainsi fait savoir un parieur. Un autre homme, lui, a assuré qu’il sait où le journaliste habite.
Et c’est loin d’être la seule polémique concernant ces entreprises en marge du conflit au Moyen-Orient. Sur la plateforme américaine concurrente Kalshi, ils étaient des centaines à parier la destitution de l’ayatollah Ali Khamenei. Le site a refusé de verser les gains, invoquant sa politique d’interdiction des paris sur la mort. Les parieurs poursuivent la plateforme devant le tribunal fédéral de Californie.
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