Les cours du pétrole ont progressé à l’ouverture des marchés dimanche, alors que la guerre en Iran est entrée dans sa troisième semaine sans qu’on en voie la fin.
Le Brent de mer du Nord a culminé à 106,5 dollars, tandis que le WTI a atteint un pic à 102,4 dollars. Au moment de la rédaction, les prix s’échangeaient respectivement autour de 103 et 97,5 dollars.
Cette évolution fait suite à des frappes américaines contre le principal hub d’exportation de pétrole de l’Iran, l’île de Kharg, menées vendredi après la clôture des marchés.
Si l’attaque a ciblé en priorité les infrastructures militaires de l’île, le bombardement de ce terminal d’exportation clé pour l’Iran est le dernier épisode en date d’une série de manœuvres déstabilisatrices dans ce détroit déjà très fragilisé.
Environ 90 % des exportations de brut iranien partent de l’île de Kharg, selon JPMorgan.
L’administration Trump continue de maintenir la possibilité de frapper les infrastructures pétrolières de la région.
Dans un entretien accordé dimanche à CNN, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, a indiqué que le président Trump avait « délibérément frappé uniquement les infrastructures militaires, pour l’instant ».
« Je pense certainement qu’il conservera cette marge de manœuvre s’il veut s’en prendre à leurs infrastructures énergétiques », a-t-il ajouté.
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