Sébastien Delogu à Marseille, Anaïs Belouassa-Cherifi à Lyon, William Aucant à Nantes… Plusieurs candidats de La France Insoumise ont proposé une « fusion technique » en vue du second tour des élections municipales.
Le parti de Jean-Luc Mélenchon opte pour une stratégie purement électorale qui consiste à fusionner ses listes avec celles de l’union de la gauche (PS-Écologistes-PCF). Le but est simple: proposer une liste commune, sans programme commun. Cela permettrait aux Insoumis d’obtenir des postes dans les conseils municipaux, tout en restant dans l’opposition.
« C’est le fait de dire: nous ne serons pas ensemble dans l’exécutif municipal, nous ne gouvernerons pas ensemble », mais « nous proposerons une liste commune », a expliqué Mathilde Panot, ce lundi 16 mars sur RMC-BFMTV. « Ça permet de ne pas gérer la ville ensemble, mais par contre, de respecter le vote des Marseillais et Marseillaises au premier tour. »
Les listes communes seraient composées à « justes proportions » des « votes au premier tour » récoltés par les candidats LFI et de l’union de la gauche.
Des candidats pas en capacité de l’emporter
À Lyon (10,41% pour Anaïs Belouassa-Cherifi), Marseille (11,94% pour Sébastien Delogu) ou encore Nantes (11,20% pour William Aucant), où LFI a évoqué cette option, les candidats insoumis sont qualifiés pour le second tour, mais ne sont pas en mesure de le remporter.
Mais dans ces villes, les candidats de la gauche unie sont au coude-à-coude avec un candidat de droite ou d’extrême droite. LFI peut donc peser au second tour. Il s’agit, pour le parti de Jean-Luc Mélenchon, de profiter des duels serrés pour obtenir davantage de postes de conseillers municipaux qu’en cas de maintien d’une liste insoumise.
Mathilde Panot justifie, également, ce choix notamment par la volonté de « battre le Rassemblement national » à Marseille, où le candidat RN Franck Allisio (35,02%) est arrivé juste derrière le maire sortant Benoît Payan (36,70%).
Même chose à Nantes, où La France Insoumise a annoncé, ce dimanche dans un communiqué, vouloir « faire barrage » à la droite et constituer un « front antifasciste ».
Les listes pour le second tour doivent être déposées avant ce mardi 17 mars, à 18 heures. Pour rappel, selon le ministère de l’Intérieur, une liste peut fusionner avec une autre seulement si elle a obtenu au moins 5% des suffrages au premier tour.
Article original publié sur BFMTV.com











