Combien d’élus au premier tour ? Qui passera la barre fatidique des 10 % pour participer au second ? Quelle est l’ampleur véritable de la menace RN à Marseille ? Rachida Dati peut-elle toujours rêver de faire basculer Paris ? Après des semaines d’une campagne parfois effacée par l’actualité internationale, le premier tour des élections municipales s’est tenu ce dimanche 15 mars.
Alors qu’au Havre, Édouard Philippe connaît déjà son sort, il faudra patienter encore quelques heures pour connaître les résultats dans les grandes villes, comme Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, où les bureaux de vote ferment entre 19 heures et 20 heures Mais la très large majorité des 35 000 communes de France sont déjà fixées sur l’identité de leur maire, faute de n’avoir eu qu’une liste (68 % des communes) ou deux (23 %) en concurrence. Les résultats commune par commune sont accessibles ici sur le site du ministère de l’Intérieur.
En parallèle, Le HuffPost vous propose de suivre de façon plus détaillée les dix-huit villes qui ont attiré notre attention durant la campagne, notamment pour les enjeux nationaux qui se cachent parfois derrière la seule désignation du maire.
Il y a bien sûr Paris, dirigée par la gauche depuis 25 ans et que Rachida Dati entend faire basculer au détriment d’Emmanuel Grégoire. Marseille, où le sortant Benoît Payan est menacé par une possible percée du Rassemblement national (Franck Allisio). À Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet est concurrencé par l’ancien patron de l’OL Jean-Michel Aulas. Mais aussi Le Havre, où Édouard Philippe a lié sa réélection à ses ambitions présidentielles ; Nice où le sortant Christian Estrosi affronte son meilleur ennemi Éric Ciotti ; Bordeaux, Strasbourg et Annecy, trophées écolos convoités par le centre, la droite mais aussi la gauche ; Roubaix où La France insoumise tente de ravir sa première grosse ville avec David Guiraud qui est largement en tête selon l’estimation Ifop pour TF1-Sud Radio ; Menton où Louis Sarkozy a fait ses premiers pas politiques…
Une participation loin du niveau d’avant Covid
L’intérêt pour ces municipales est resté mitigé, après une campagne timide, parasitée d’abord par la séquence budgétaire à rallonge, puis la violence après la mort du militant d’extrême droite à Lyon et enfin par le contexte international avec la guerre entre Israël, États-Unis et Iran.
À 17 heures, la participation en France hexagonale s’élevait à seulement 48,9 % selon les données du ministère de l’Intérieur. Un chiffre certes en hausse par rapport à 2020, où le premier tour s’était déroulé en pleine pandémie de coronavirus, mais en deçà de la participation de 2014 où 54,7 % des électeurs s’étaient rendus aux urnes à la même heure. La participation finale est estimée par plusieurs instituts de sondage entre 56 % et 58,5 %, soit une nette baisse par rapport à 2014 où elle avait atteint 63,55 %.
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