« Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, je me protège en mettant de la distance et en me consacrant entièrement à mon travail ». Le militant des droits de l’enfant Lyes Louffok, qui soutient le candidat socialiste Emmanuel Grégoire aux municipales à Paris, annonce dans Le Parisien ce jeudi 5 mars avoir « fermé » ses réseaux sociaux.
En cause: un cyberharcèlement depuis qu’il a opté, vendredi dernier, pour l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, après avoir porté par deux fois les couleurs de La France insoumise, aux législatives de 2024 dans le Val-de-Marne et lors d’une partielle en 2025, en Isère.
« C’est terminé »
« La violence à laquelle je suis confronté depuis quatre jours s’exprime par le camp insoumis, comme quoi j’aurais retourné ma veste et je serais quelqu’un d’ingrat qui les a trahis », dénonce Lyes Louffok, rompant clairement avec la formation politique de Jean-Luc Mélenchon:
« Maintenant, avec LFI, c’est terminé. Je ne veux plus avoir affaire avec eux », dit-il.
Emmanuel Grégoire a apporté son soutien à Lyes Louffok et a dénoncé ce mercredi sur X une violence « parfaitement inacceptable ».
Ce mardi, Lyes Louffok s’était fendu d’un communiqué pour expliquer son soutien à l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo. Dans son texte, le défenseur des mineurs isolés qualifie le député socialiste de « choix le plus utile pour les enfants placés ».
« Ces dernières semaines, Emmanuel Grégoire a été le seul à venir à la rencontre des associations d’anciens enfants placés et de protection de l’enfance, à visiter des structures, le plus souvent sans caméra, juste pour comprendre », relève-t-il.
Tout en soulignant que la « violence faite aux enfants n’est pas pour, lui, théorique ». Le candidat à la mairie de Paris avait révélé en novembre dernier avoir été victime de violences sexuelles lors de son enfance dans le cadre périscolaire.
Face à ce communiqué, les insoumis se sont défendus de ne pas être suffisamment allant sur la protection de l’enfance. La députée Marianne Maximi a ainsi rappelé sur X avoir déposé en décembre 2025 une proposition de loi visant à créer un contrôleur général des lieux de placement.
Article original publié sur BFMTV.com












