Rumeurs, opacités, erreurs et démentis. La situation aux marges occidentales de l’Iran fait toujours l’objet de spéculations, jeudi 5 mars au matin, alors que les groupes armés kurdes ont démenti leur implication dans des opérations rapportées la veille par des médias israéliens et américains. Ces organisations, basées au Kurdistan irakien voisin et qui entendent représenter une minorité comptant pour 10 % de la population iranienne, sont perçues comme les seuls acteurs susceptibles de constituer une opposition armée structurée à la République islamique.
Dès mercredi soir, dans un contexte marqué par une forte confusion informationnelle, une série de rumeurs a commencé à circuler selon lesquelles leurs combattants auraient franchi la frontière iranienne depuis leurs positions au Kurdistan irakien. Aucune confirmation, indépendante ou officielle, n’est toutefois venue étayer ces allégations à ce stade. Plus tôt, le site Axios, connu pour ses liens avec l’appareil de sécurité israélien, avait rendu compte du financement et de l’armement par la CIA du mouvement national kurde dans une logique de prise de contrôle du Kurdistan iranien.
Il vous reste 85.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.












