À peine les grandes vacances terminées, la rentrée scolaire panaméenne s’ouvre par une polémique. Lundi 2 mars, jour de lancement officiel de l’année scolaire au Panama, plusieurs organisations représentant la communauté afrodescendante ont alerté le ministère de l’Éducation (Meduca) sur des actes présumés de discriminations commis par certains établissements scolaires à l’encontre d’élèves afro-descendants, rapporte La Prensa.
Panama.. COURRIER INTERNATIONAL.
En clair, détaille le quotidien panaméen, certaines écoles, notamment dans les provinces de Colón et de Panama, ont reçu une des plaintes de parents affirmant que leurs enfants se sont vu refuser l’accès au premier jour de cours “s’ils ne procédaient pas à des modifications” de leurs cheveux – qu’ils soient naturels ou tressés. Certains groupes scolaires auraient également exigé la présentation d’un “certificat afro” afin de pouvoir accéder aux établissements, indique la même source.
Citée par le journal, Ninna Ottey, membre des Filles d’Alkebulan (“Hijas de Alkebulan” en espagnol), une organisation engagée dans la défense des jeunes afropanaméennes rappelle qu’aucun document de ce type n’existe : “Au Panama, il n’existe aucune démarche officielle ni aucun certificat qui valide ou non l’afrodescendance. On ne peut pas faire l’objet d’une procédure administrative pour un droit humain.”
Démenti des autorités
De son côté, la ministre panaméenne de l’Éducation, Lucy Molinar, a démenti l’existence d’une telle exigence à l’entrée des écoles, souligne le quotidien Crítica. Cette dernière a toutefois tenu à rappeler l’existence de “règles disciplinaires en vigueur” sur “la longueur des cheveux et le port de l’uniforme scolaire”.
Ces cas de discriminations présumés ne semblent pas être une première dans l’isthme, à en croire une ancienne élève panaméenne interrogée par La Prensa. Sous couvert de l’anonymat, elle affirme que dans son ancienne école, située dans le district de San Miguelito, dans la province de Panama, un certificat similaire avait déjà été demandé, malgré l’inexistence officielle de ce document.
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