- Les dernières inondations dans l’ouest de la France ont causé de nombreuses dégradations, notamment sur les routes.
- Plusieurs départements débloquent des fonds d’urgence.
- Face aux intempéries à répétition, les collectivités travaillent à rendre les routes plus résistantes.
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Le 13H
Une portion de route effondrée, comme avalée par la terre. À Allaire (Morbihan), un pont n’a pas résisté aux intempéries des dernières semaines. À la place du pont, un trou béant de 3 mètres. Michel Seillier fait partie de la centaine de riverains qui utilisaient chaque jour cette route pour se rendre à la ville la plus proche. « Mon habitation est à 500 mètres de cet endroit. Et maintenant, ça m’oblige à faire un détour de 4 kilomètres »
, déplore l’Allairien.
Un investissement considérable
Cette voie est à la jonction de trois communes. Les élus souhaitent édifier un pont en béton capable de résister aux fortes pluies. Le coût de l’opération s’élèverait à 100.000 euros, soit environ 30.000 euros par commune. Un investissement devenu indispensable.
« On l’intègre dans nos dépenses d’investissement sur ce type d’incident. À notre sens, la sécurité doit être prioritaire et passer devant peut-être d’autres investissements »
, explique Céline Boléat, directrice générale des services à la mairie de Rieux (Morbihan). Ici, l’État devrait prendre en charge jusqu’à 25% du montant total des travaux. Mais les réparations débuteront uniquement lorsque le cours d’eau aura diminué.
Une autre route s’est effondrée en raison des cumuls de pluie et des intempéries : celle qui relie les communes de Labescau et d’Aillas, en Gironde. Les dégâts importants sur cette portion de 80 mètres rendent la route impraticable, comme on pouvait le voir dans un reportage du 13H diffusé le 1er mars. Le coût des travaux étant bien trop élevé pour la commune de Labescau, le maire espère que le département, la région ou l’État pourront débloquer des fonds.
Des routes ravagées par les fortes pluies
Depuis le début de l’année, de nombreuses routes ont cédé sous la pression des fortes pluies qui ont frappé l’ouest de la France. Les tempêtes Nils et Pedro ont causé des dommages à hauteur de 1,2 milliard d’euros. En Gironde, des plaques entières de goudron ont été arrachées sur une centaine de mètres. Le constat est le même à Clohars-Carnoët, dans le Finistère, aux abords d’une plage, comme on peut le voir dans le reportage du 13H de TF1 en tête de cet article.

Dans ce département, les premières réparations ont déjà commencé. « Pour réparer les trous, on coupe les alentours de la chaussée, sur les côtés. Puis on met de l’enrobé à froid. Après, on tasse avec de la plaque vibrante »
, détaille Baptiste Cuillandre, agent d’exploitation des routes. Les réparations d’urgence comme celles-ci se sont multipliées depuis le début des intempéries.
« Ces travaux-là vont durer quelques années. Mais à terme, il faudra revenir pour reprendre avec des techniques différentes et plus durables »
, admet Yves Simon, directeur adjoint à la direction des routes départementales du Finistère. À ce jour, la moitié des agents de routes départementaux travaillent encore à réparer les dégâts qui s’annoncent très coûteux dans le Finistère. « Le président du département a décidé d’allouer une enveloppe exceptionnelle de 3 millions d’euros pour répondre à ces premières réparations immédiates. Et ensuite, on verra en fonction du diagnostic qui sera fait sur le reste des chaussées »
, ajoute Yves Simon.
Face aux intempéries à répétition, les collectivités doivent relever un nouveau défi : celui de rendre les routes plus résistantes. À Libourne (Gironde), les agents départementaux testent une nouvelle technologie venue d’Allemagne. « Ça, c’est de l’émulsion solide. C’est du goudron qui a été mis en granulat. Il faut savoir qu’avec l’enrobé à froid, l’eau a tendance quand même à repénétrer dans le trou. Alors qu’avec ce procédé-là, on a la chance de rendre le trou totalement étanche »
, démontre Robin Maingard, responsable du pôle voirie signalisation de Libourne.














