Des bikeurs gays BDSM, un jeune choriste pas très confiant, et une relation pour le moins étonnante… “Subversif et plein d’audace, Pillion détonne dans la représentation traditionnelle de la communauté LGBTQI au cinéma, sans renoncer à la sensibilité ni à l’humilité pour autant. Un pari risqué pour un premier film, mais excessivement réussi”, applaudit PinkNews.
Dans ce premier long-métrage qui sort en France ce mercredi 4 mars, Harry Lighton réussit à nous faire rire et à nous émouvoir devant une comédie originale. Le réalisateur joue sur l’asymétrie entre ses deux protagonistes : Ray, motard quadragénaire à la plastique imposante et à la beauté ravageuse, va initier le jeune et timide Collin aux règles d’une relation BDSM. Ils sont campés respectivement par le Suédois Alexander Skarsgard, rarement vu dans ce registre plus comique, et Harry Melling, qui s’est fait connaître dans le rôle du cousin de Harry Potter, Dursley Dudley.
Un humour très britannique
L’action se passe à Bromley, petite ville au sud-est de Londres où vit Collin avec ses parents. Il rencontre Ray au pub du coin. Loin du cliché d’un milieu qui ne vivrait que dans la pénombre, leur relation est souvent filmée en plein jour ; avec balades à moto et week-end à la campagne dans ce film adapté du roman Box Hill d’Adam Mars-Jones (paru en 2020, inédit en français).
Bien sûr les plans sur le torse nu de Ray ne manquent pas dans des scènes intimes très comiques.
Mais “Pillion ne se résume pas à l’intimité d’Alexander Skarsgard (Lighton est de toute évidence un génie du marketing). C’est une entrée en matière remarquable pour un réalisateur qui vient renouveler avec audace le genre du cinéma queer”, selon PinkNews, l’un des plus importants médias LGBT du Royaume-Uni, qui apprécie particulièrement son “humour typiquement britannique”. Quand The Times relève de son côté un “équilibre subtil entre malaise, humour, émotion et sensibilité”.
Le cinéaste de 33 ans “livre un film drôle, touchant et inquiétant à la fois, sorte de rencontre entre [l’écrivain britannique] Alan Bennett et [le dessinateur finlandais connu pour son imagerie gay érotique] Tom of Finland, avec peut-être une légère pointe de Wallace et Gromit, version sadomaso”, surenchérit The Guardian, quotidien classé à gauche.
[…] Lire la suite sur Courrier international











