Un nouveau front s’est ouvert au Liban après des tirs du Hezbollah en territoire israélien. Le mouvement chiite pro-iranien a choisi de faire usage de ses armes au risque d’en faire subir les conséquences à tout le pays et au risque de sortir encore plus affaibli par la riposte massive d’Israël, qui ces dernières années a déjà porté des coups décisifs au Hezbollah.
En Irak aussi, la République Islamique dispose de groupes paramilitaires alliés. Il s’agit des milices chiites officiellement intégrées à l’armée irakienne. Le gouvernement de Bagdad fait tout ce qu’il peut pour les dissuader de passer à l’action.
Les Houthis en retrait
Reste la question des Houthis du Yémen, silencieux depuis le début de la guerre contre l’Iran. Pour le chercheur Laurent Bonnefoy, il est peu probable que les Houthis fassent parler les armes au nom de leur alliance avec Téhéran. « Il y a eu des bombardements américains, israéliens également, qui ont pu affaiblir l’arsenal des Houthistes. Et puis d’autres, par leurs propres positions politiques à l’intérieur même du Yémen, auraient probablement beaucoup à perdre d’un engagement qui, inévitablement, entraînerait des réponses militaires des États-Unis et d’Israël, et qui, cette fois, seraient beaucoup plus amples probablement qu’elles ne l’ont été par le passé », analyse-t-il.
Les différents groupes se revendiquant de « l’Axe de la Résistance » étaient passés à l’action militaire contre Israël dès le début de la guerre à Gaza au nom du soutien aux Palestiniens. Cet axe apparaît aujourd’hui disloqué, suite à ses revers militaires et à la chute du régime syrien de Bachar El-Assad, autre allié de Téhéran.
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