Une guerre sans calendrier contraint, sans impatience et sans économie de moyens. Après un week-end de communication brouillonne, la Maison Blanche et le Pentagone ont tenté de resserrer leur message, lundi 2 mars, concernant l’offensive initiée contre l’Iran.
Après la mort de six premiers soldats américains, la chute de trois avions de chasse F-15, abattus officiellement dans un étrange « tir ami » par le Koweit, et l’extension du conflit à toute la région du fait des frappes iraniennes, l’objectif de Washington était de démentir l’idée d’une improvisation et d’une absence d’objectifs clairs et légitimes.
Il n’est plus question d’un renversement du régime iranien, alors que cet objectif était revendiqué par Donald Trump quarante-huit heures plus tôt. Washington évoque des visées purement militaires : détruire les forces navales et les capacités balistiques de l’adversaire. La nécessité de l’opération, selon le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, était liée à ce programme. Selon lui, d’ici à « un an, un an et demi », l’Iran aurait franchi « la ligne d’immunité » : le régime aurait eu « tellement de missiles à courte portée, tellement de drones que personne n’aurait pu y faire quoi que ce soit parce qu’ils auraient tenu le monde en otage. » Le glissement de l’argumentaire, même sur ce point, est significatif. Samedi, Donald Trump parlait de missiles à longue portée, qui « pourraient bientôt atteindre le territoire américain. »
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