Rachida Dati, en instance de départ du ministère de la Culture, passe sur le gril ce lundi 23 février à l’Assemblée nationale où elle va devoir s’expliquer sur sa gestion de la crise qui frappe le Louvre depuis le cambriolage du 19 octobre.
Après avoir mené quelque 70 auditions, la commission d’enquête sur la sécurité des musées a convoqué pour 16h30 la ministre, qui exerce la tutelle sur le Louvre et a refusé la démission de sa présidente Laurence des Cars au lendemain du vol de joyaux de la Couronne française.
C’est la première fois que Rachida Dati, par ailleurs engagée dans une âpre bataille pour la mairie de Paris, s’explique devant une commission d’enquête sur ce vol qui a soulevé une onde de choc mondiale.
« Le ministère de la Culture doit reprendre la main »
En annonçant la semaine dernière cette audition, le président de cette commission Alexandre Portier avait critiqué l’insuffisance du contrôle des pouvoirs publics sur un musée devenu, selon lui, un « État dans l’État ».
« Très clairement, la tutelle, le ministère de la Culture, doit reprendre la main sur la gestion de l’établissement », avait affirmé le député LR, évoquant l' »urgence » d’instaurer « un contrôle et un pilotage forts » sur le musée qui reçoit chaque année quelque 100 millions d’euros d’argent public.
Après le cambriolage, Rachida Dati avait lancé une enquête administrative et contraint le musée à prendre des mesures d’urgence pour mieux sécuriser l’établissement.
Mi-janvier, elle avait également promis des « décisions conséquentes » sur le dossier, restées pour l’heure sans suite, et la mission qu’elle avait annoncée pour réorganiser le Louvre n’a jamais débuté alors qu’elle devait rendre ses conclusions fin février.
L’avenir de cette mission, qui devait être confiée au haut-fonctionnaire Philippe Jost, « fait partie des points que l’on aura l’occasion d’évoquer », avait indiqué Alexandre Portier.
Grèves, fraude à la billetterie et dégradations
Le cambriolage du 19 octobre a ouvert une profonde période de crise au Louvre, dont l’accès a été plusieurs fois perturbé par un conflit social mené depuis mi-décembre par les personnels pour de meilleures conditions de travail.
Le musée a par ailleurs dû récemment fermer une de ses galeries en raison de fragilités dans l’édifice et a été victime d’une fraude à la billetterie évaluée à plus de 10 millions d’euros. Une opération policière menée contre ce réseau le 10 février a abouti à la mise en examen de neuf suspects.
Article original publié sur BFMTV.com











