Jeudi 12 février, Serge Grouard scrute l’assemblée qu’il domine depuis près d’un quart de siècle, enfoncé dans son fauteuil rouge vif, micro éteint. En ouverture de cet ultime conseil municipal de la mandature à Orléans, le maire (divers droite) a laissé la parole à l’un de ses fidèles, Florent Montillot, son premier adjoint délégué à la « tranquillité publique ».
Derrière lui, les chiffres s’égrènent sur grand écran, dressant un inventaire aux allures de bilan. Les courbes sont flatteuses pour la capitale du Loiret, selon lesquelles la délinquance locale aurait baissé de 80 % en vingt-cinq ans. Le calendrier n’est pas anodin, à près d’un mois du premier tour, prévu pour le 15 mars, en vue d’aborder le thème de la sécurité, axe central de la campagne. Quitte à crisper les oppositions, vent debout pour dénoncer une présentation lacunaire et tronquée.
« Je regrette que l’on essaie d’instiller cette petite suspicion ou ce doute, insidieusement. C’est toujours la même méthode, pardon de le dire, d’une partie de la gauche : il se trouve que les chiffres sont bons et que la confiance [en les forces de sécurité] est là. » Serge Grouard, 66 ans, élu maire sans discontinuer depuis 2001, député (ex-Les Républicains, LR) du Loiret entre 2002 et 2017, paraît savourer autant qu’il maîtrise l’art des petites phrases.
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