- Une assemblée générale a de nouveau voté la reconduction du mouvement social commencé en décembre.
- Les syndicats dénoncent des sous-effectifs persistants et un manque d’écoute de la direction.
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Après le casse spectaculaire, le musée du Louvre accumule les problèmes
Le Louvre tourne au ralenti depuis ce lundi matin. Réunis en assemblée générale, entre 200 et 250 agents ont décidé de reconduire la grève lancée mi-décembre (nouvelle fenêtre). Résultat : seules certaines parties du musée restent accessibles en ce début de semaine, via un « parcours chefs-d’œuvre »
, permettant tout de même aux curieux de voir la Joconde
ou la Vénus de Milo
. « En raison d’un mouvement social, certaines salles sont exceptionnellement fermées »
, précise l’institution sur son site Internet.
Depuis le début du mouvement en fin d’année dernière, l’établissement a déjà dû fermer à plusieurs reprises et réduire son ouverture, comme ce lundi, à de nombreuses autres occasions. Une situation inédite pour le musée le plus fréquenté du monde.
Raison de la mobilisation invoquée par les représentants des salariés : les conditions de travail (nouvelle fenêtre). Les syndicats dénoncent notamment des sous-effectifs chroniques et des écarts de rémunération avec d’autres agents du ministère de la Culture.
Accumulation de polémiques
Ils réclament également une prise de parole rapide de la présidente du musée, Laurence des Cars, sous le feu des critiques (nouvelle fenêtre) depuis le cambriolage de la galerie Apollon en octobre dernier, afin qu’elle réponde directement aux revendications. « Cela fait deux mois que l’on dit la même chose. Les personnels ont l’impression que la réalité du travail n’est pas écoutée par l’administration »
, confie la représentante CFDT Valérie Baud à nos confrères de l’Agence-France Presse. Les personnels disent aussi ne pas constater « d’avancées »
dans les discussions engagées.
Il faut dire que le plus grand musée de la planète traverse ces derniers mois une période pour le moins délicate. Le vol spectaculaire d’octobre dernier, aujourd’hui évalué à 88 millions d’euros, a ébranlé l’institution et mis en lumière de nombreux manquements dans son organisation. Vendredi dernier encore, c’est une fuite d’eau qui a endommagé un plafond peint du XIXᵉ siècle, entraînant la fermeture temporaire de certaines salles.
















