- L’enseigne de meubles Alinea est en redressement judiciaire.
- Les salariés, atterrés, pointent du doigt le propriétaire de l’entreprise, la famille Mulliez.
- Un repreneur s’était manifesté avant de retirer son offre.
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Grèves, plans sociaux… La France craque-t-elle ?
C’est la sidération à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, alors qu’une nouvelle enseigne française ferme ses portes. L’entreprise Alinea, spécialisée dans la décoration et l’ameublement, a été placée en redressement judiciaire. Les salariés, dont les 250 du site d’Aubagne, se sont mobilisés samedi 14 février.
« Jeudi matin, on nous a annoncé que le repreneur qui proposait une offre globale majoritaire pour la reprise de l’enseigne Alinea a retiré son offre. C’est une onde de choc qui a traversé l’ensemble des salariés puisque Alinea, l’enseigne telle que nous la connaissons, n’existera plus du tout
« , a réagi au micro de LCI Margaux Palvini, employée chez Alinea et représentante FO à Aubagne.
« Les seules offres qui restent valables sont uniquement celles qui concernent les murs de certains magasins. Donc la marque s’éteint avec le retrait de cette offre
« , a-t-elle poursuivi. Les salariés en veulent notamment au propriétaire, la famille Mulliez, qui a sacrifié, selon eux, plus de 1.000 salariés.
Il est bien loin le temps où l’ameublement retrouvait des couleurs grâce au Covid. Depuis quelques années, c’est même l’hécatombe dans les enseignes de l’ameublement. Il y a eu la faillite de Made.com, ainsi que celle d’Habitat, et les liquidations judiciaires de Casa France et Alinea. Des plans de redressement ont également été mis en place chez Conforama et Maisons du Monde.











