« Nous avons gagné une bataille mais ce n’est pas une victoire », confie Omar Bendjelloun, membre du bureau exécutif de l’Association des barreaux du Maroc (ABAM). Après des semaines de grogne, les avocats marocains ont obtenu des avancées. Le projet de loi proposé par le ministre de la Justice sera décortiqué au sein d’une commission mixte entre avocats et membres du gouvernement.
Parmi les propositions portées par le ministre Abdellatif Ouahbi. La possibilité donnée aux étrangers d’exercer le métier d’avocat au Maroc qui ne remplirait pas certaines conditions nécessaires selon les avocats grévistes. Joint par RFI, Omar Bendjelloun précise que : « le projet de loi présenté annule l’indépendance et l’immunité des avocats, ce tournant autoritariste vide la justice de son âme et de son essence ».
Dorénavant suspendu, le texte est ouvert au débat, ce qui a débouché sur cette fin de la grève. Mais cette garantie constitutionnelle de la part du chef du gouvernement ne doit pas, toujours selon l’avocat Omar Bendjelloun, mettre fin aux revendications des grévistes.
Certains appellent au retrait pur et simple de ce projet, d’autres à son report jusqu’aux prochaines élections législatives en septembre.
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