- Le constructeur automobile prépare à terme un fonctionnement « entièrement sur site », mettant fin progressivement au télétravail.
- Plus de 8.000 salariés seraient concernés en France, alors que les discussions avec les syndicats se poursuivent.
Après la Société générale en janvier (nouvelle fenêtre), c’est au tour de Stellantis de durcir ses règles de télétravail. Un retour progressif de ses salariés au bureau à temps plein serait ainsi dans les tuyaux, selon les informations de nos confrères des Échos
, que TF1info est en mesure de confirmer, mettant fin au large dispositif de télétravail instauré sous l’ère de l’ancien et très médiatique patron Carlos Tavares.
Rien n’est toutefois acté pour l’instant. Dans une réponse adressée à TF1info, le groupe explique qu’il « définit actuellement un projet pour les employés européens afin de passer progressivement à un modèle de travail sur site au cours des prochains mois, dans le but de passer finalement à un calendrier entièrement sur site »
.
Dans l’Hexagone, près de 8.500 salariés, bénéficiant d’un avenant télétravail seraient ainsi concernés sur les 42.000 que compte l’entreprise (nouvelle fenêtre). Les équipes françaises ont même déjà été informées de cette évolution dans un mail signé de la directrice des ressources humaines, envoyé à l’ensemble des collaborateurs en début de semaine.
Discussions syndicales
Ce projet s’inscrit, selon l’entreprise, dans sa stratégie de croissance. « La collaboration et la connexion en personne seront essentielles pour fournir des produits et services exceptionnels à nos clients »
, explique le géant automobile, pour qui « rassembler les équipes pour établir des liens plus forts est une priorité compétitive »
.
Ce n’est pas la première fois que le groupe souhaite revenir sur l’un des héritages les plus marquants (nouvelle fenêtre) de la période Covid. Dès avril 2025, la direction souhaitait déjà augmenter la présence sur site à trois jours par semaine en moyenne, contre environ un jour et demi actuellement.
La direction est consciente que toute évolution des modes de travail peut soulever des questions
La direction est consciente que toute évolution des modes de travail peut soulever des questions
Stellantis
Mais le principal défi semble social. Selon des sources citées par Les Échos
, le sujet suscite déjà des tensions en interne. Certains salariés ont par exemple adapté leur lieu de résidence au télétravail partiel (nouvelle fenêtre), parfois à plus d’une heure de leur site, et pour qui un retour quotidien serait difficilement soutenable.
« La direction est consciente que toute évolution des modes de travail peut soulever des questions et nécessiter une adaptation dans l’organisation de chacun
, se justifie le groupe. C’est dans cet esprit que s’inscriront les échanges à venir, pour garantir une œuvre de manière responsable. »
Un retour total ne serait toutefois pas immédiat pour une raison pratique : certains sites ne disposent pas encore de capacités d’accueil suffisantes. À Poissy, par exemple, les salariés du Green Campus doivent encore attendre « l’ouverture de surfaces nouvelles dans les prochaines semaines pour pouvoir être présents trois jours par semaine »
, alors que des aménagements sont également en cours à Sochaux et à Vélizy-Villacoublay.













