« La victoire était attendue », a déclaré Salahuddin Ahmed. « Il n’est pas surprenant que le peuple du Bangladesh ait placé sa confiance dans un parti qui est pro-Bangladesh […] et capable de réaliser les rêves exprimés par notre jeunesse pendant les émeutes », a-t-il ajouté.
« Grâce au fort soutien du peuple, le BNP va remporter une majorité des deux tiers et pouvoir former un gouvernement », a déclaré aux journalistes un porte-parole du parti, Mahadi Amin, au quartier général du BNP.
Tarique Rahman, le chef de file du BNP, est le fils de l’ancienne Première ministre Khaleda Zia. Il avait regagné le Bangladesh en fin d’année dernière, dix-sept ans après un exil volontaire à Londres pour échapper à des accusations de corruption qu’il a toujours démenties.
À 05h30 locales (23H30 TU jeudi), le BNP était crédité de plus de la majorité absolue de 150 sièges à la chambre unique du Parlement, largement devant son principal adversaire, la coalition menée par les islamistes du Jamaat-e-Islami, selon des télévisions. Les chaînes de télévision Jamuna et Somoy ont rapporté que le BNP avait remporté 197 des 300 sièges à pourvoir, contre 63 à la coalition du Jammat e-Islami.
Les États-Unis ont félicité vendredi le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) pour sa « victoire historique ». « Félicitations au peuple du Bangladesh pour cette élection réussie et au Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et à (son chef) Tarique Rahman pour leur victoire historique », a écrit l’ambassade américaine à Dacca dans un message publié en bangladais sur les réseaux sociaux.
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Le Jamaat-e-Islami concède sa défaite
Le chef de file du parti islamiste du Jamaat-e-Islami, principal rival du BNP, a concédé sa défaite, l’alliance menée par son parti n’ayant remporté que 68 sièges. De son exil en Inde, Sheikh Hasina a dénoncé une « mascarade minutieusement planifiée » et déclaré que ses partisans rejetaient le processus électoral. Le dépouillement des bulletins de vote se poursuit ce vendredi matin et la commission électorale n’a encore annoncé aucun résultat officiel.
Parallèlement aux élections législatives, un référendum a été organisé sur une série de réformes constitutionnelles. Les électeurs étaient appelés à se prononcer, entre autres, sur la mise en place d’un gouvernement intérimaire neutre pendant les périodes électorales, la restructuration du Parlement en institution bicamérale, l’augmentation de la représentation des femmes, le renforcement de l’indépendance judiciaire et l’imposition d’une limite de deux mandats pour le Premier ministre.
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