C’est une déconvenue qui s’ajoute au drame qui a frappé Alexia T. Cette dernière est brûlée au troisième degré sur 70% de son corps après l’incendie mortel d’un bar à Crans-Montana, en Suisse, dans la nuit du Nouvel-An.
Elle est actuellement hospitalisée à Cologne, en Allemagne, et son état ne lui permet pas d’être rapatriée en Suisse pour l’instant. Alors, sa famille, qui habite Lausanne en Suisse, fait des allers-retours pour lui rendre visite. Le 13 janvier dernier, alors qu’ils reviennent de l’hôpital, leur voiture tombe en panne.
Ils doivent donc prendre un train pour rentrer, mais sans acheter de billets. La raison: « ils se trouvent dans une situation financière précaire », selon leur avocat maître Christophe de Galembert. Les proches d’Alexia T. ont été contrôlés et ont reçu des amendes pour un montant de 351 francs suisses, soit environ 384 euros.
Un rabais de 40 francs suisses
Pour expliquer leur problème et demander « l’annulation des factures relatives aux amendes reçues », la famille d’Alexia T. écrit le 19 janvier au service des contentieux des CFF (chemin de fers fédéraux suisse).
Mais ces derniers leur refusent le remboursement des amendes dans une réponse datée du 23 janvier 2026. Le service a juste accepté de leur faire un rabais de 40 francs suisses et a refusé de leur donner « des bons de transport » pour qu’ils aillent à Cologne. Le service n’a pas entendu « les arguments légitimes de mes mandants et n’ont manifesté aucune compassion en rapport avec le terrible drame qui les a frappés », a écrit leur avocat dans des emails que BFMTV a pu consulter. La famille de la victime réclame toujours au CFF le remboursement des amendes.
« Mes mandants font partie des familles confrontées à un drame sans précédent qui suscite une émotion légitime en Suisse et à l’international. Alors qu’ils se trouvent dans une situation financière précaire, leur fille, respectivement sœur, est hospitalisée à Cologne, ce qui n’est bien entendu pas de leur fait », déplore maître Christophe de Galembert. Ce dernier regrette que « le refus des CFF d’accorder la moindre facilité de transport à (s)es mandants risque d’empêcher ces derniers de pouvoir accompagner Alexia dans le cadre de son réveil progressif ».
L’avocat de la famille invite les CFF à « reconsidérer » leur décision
Dans une nouvelle réponse du 9 février, les CFF ont exprimé leur « soutien le plus chaleureux » à la famille écrivant que la « déception » de ces derniers était « compréhensible ». Mais la compagnie réitère que « malgré l’émotion que suscite cet événement, le secteur des transports publics ne peut pas, par souci d’égalité de traitement envers d’autres personnes et familles touchées par d’autres tragédies, prendre en charge de manière générale les frais individuels de transport » et refuse donc de leur fournir des bons pour voyager.
La compagnie a quand même précisé qu’elle allait rappeler « à ses équipes l’importance d’une attitude empreinte d’empathie et de compréhension ». L’avocat leur a à nouveau écrit ce lundi 9 février, les invitant à « reconsidérer » leur décision car, selon lui, le drame de Crans Montana « n’a pas d’équivalent ».
Article original publié sur BFMTV.com














