Sommes-nous partis, pour les prochains mois, vers une remontée régulière des taux des crédits immobiliers ? Il semble malheureusement que, malgré quelques établissements affichant de légères baisses, la réponse soit oui. « Amorcée en septembre dernier, la hausse du taux moyen se poursuit [en janvier], avec une progression de 3 points de base en un mois », indique l’Observatoire Crédit Logement. Résultat : les taux des prêts à vingt-cinq ans ont bondi de 20 points de base entre juillet 2025 et janvier 2026, ceux à vingt ans de 19 points de base, alors que les taux des prêts à quinze ans ont progressé de 13 points de base.
« Les banques ont dû réajuster leurs barèmes pour répondre à la dégradation de leur environnement. Mais, avec une demande de crédits en léger repli, elles cherchent aussi à préserver leur activité de prêteur et composent, entre ajustement nécessaire des taux aux contraintes financières et préservation de la solvabilité des emprunteurs », temporisent dans leur dernière étude les experts de l’Observatoire.
Toutefois, si les tensions sur les taux des emprunts d’Etat français, qui servent à fixer ceux des crédits immobiliers, ne disparaissent pas, le coût du crédit devrait se renchérir. Certes, les meilleurs dossiers d’emprunteur pourront faire jouer la concurrence et obtenir des conditions favorables. Ceux qui achètent pour la première fois peuvent aussi bénéficier de nombreux coups de pouce. Les autres devront faire avec. Surtout, ils devront préparer en amont leur dossier en évitant les découverts, avoir un apport suffisant notamment.
Crispation
Certains candidats devront même mettre entre parenthèses leur projet ou revoir leurs exigences à la baisse. Car, si le coût du crédit immobilier va se renchérir, celui de l’immobilier semble se tenir, voire progresser, dans certains endroits. Or, pour compenser les hausses de taux passées et futures, il faudrait que les prix au mètre carré reculent sensiblement. Un scénario qu’aucun observateur ne veut envisager.
La hausse des taux devrait donc crisper un peu plus un marché immobilier qui semblait pourtant amorcer un début de reprise.













