L’indéboulonnable Jack Lang chutera-t-il de son piédestal ? A la demande d’Emmanuel Macron et du premier ministre, Sébastien Lecornu, Le président de l’Institut du monde arabe (IMA) est convoqué, dimanche 8 février, au quai d’Orsay par le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Il devra « rendre des comptes » sur ses liens amicaux et financiers avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, alors qu’il est désormais visé, avec sa fille Caroline, par une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », a annoncé le Parquet national financier, vendredi soir 6 février.
Sa convocation par le Quai d’Orsay a été rendue publique par l’Elysée et Matignon jeudi soir, face à l’émotion soulevée dans l’opinion, afin de faire pression sur l’ancien ministre de la culture, cerné d’appels à la démission depuis les révélations sur sa proximité avec le pédocriminel, mort en détention en 2019.
Dans ce contexte, le gouvernement n’exclut aucune option. M. Lang est sommé de « penser à l’institution » qu’il dirige depuis 2013, selon la convocation de l’exécutif français, la priorité étant de « garantir le bon fonctionnement, la continuité et l’intégrité de l’Institut du monde arabe », a déclaré M. Barrot, vendredi, depuis Beyrouth. Le patron du Quai d’Orsay attend des éclaircissements de l’ancien ministre sur les documents « inédits et d’une extrême gravité » dans lesquels le nom de Jack Lang est mentionné, à 673 reprises. Publiés par la justice américaine la semaine dernière à la demande de l’administration Trump, elle-même sous pression dans cette affaire, ces documents « exigent un travail d’enquête rigoureux et approfondi », estime le chef de la diplomatie française.
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