Avec notre correspondante à Londres, Emeline Vin
Très proche de Keir Starmer depuis son arrivée à la tête du Parti travailliste, Morgan McSweeney est accusé d’avoir poussé le Premier ministre à nommer son ami Peter Mandelson à l’ambassade à Washington… Malgré les inquiétudes soulevées par les services de sécurité et alors que son amitié avec Jeffrey Epstein était connue.
Le stratégiste, directeur de cabinet de Starmer depuis un an et demi, n’en est pas à sa première polémique. Une partie de la majorité l’accuse de couper le Premier ministre de ses députés. Il n’hésite pas non plus à utiliser la presse en organisant des fuites qui nuisent aux rivaux de Keir Starmer – par exemple son ministre de la Santé, qui ferait partie des favoris en cas d’élection interne, ou l’ancienne directrice de cabinet Sue Gray, qu’il a fini par remplacer.
Morgan McSweeney a beau ne pas être élu, il possède l’un des postes les plus influents du pays, en charge de la direction de l’exécutif et du ton des communiqués. Jusqu’ici, le quadragénaire a survécu aux appels à le renvoyer. Peut-être plus pour très longtemps : le sacrifier paraît être la seule solution si Keir Starmer, fragilisé comme jamais, espère survivre à l’affaire Epstein-Mandelson.
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