La France serait-elle en train de vivre une nouvelle phase de désindustrialisation après une parenthèse de quelques années de relance ? La question se pose à la lecture des données, collectées sur l’année 2025, du cabinet d’études Trendeo, publiées jeudi 5 février.
Cette analyse annuelle, qui fait autorité, met en évidence des « signaux contradictoires ». D’un côté, l’année 2025 a été marquée par des annonces d’investissements record, en particulier dans le domaine du numérique. De l’autre, le tissu industriel traditionnel, l’automobile en tête, s’enfonce dans le rouge. Au point que le pays serait « à la croisée des chemins », souligne David Cousquer, le fondateur de Trendeo, avec « une transformation profonde de [son] économie » en cours. Une mue provoquée par l’essor des filières de la nouvelle révolution industrielle (numérique et développement durable) face au déclin des anciennes (industries lourdes), toujours plus concurrencées par l’étranger.
Du côté des inquiétudes, la dynamique des créations d’usines sur le territoire national entamée ces dernières années semble bel et bien terminée. Après un pic historique en 2021 et en 2022, le solde net (la différence entre le nombre de créations et de fermetures de sites) avait déjà replongé dans le négatif, fin 2024, à − 15, et il s’enfonce, en 2025, à − 63. « Un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2013 », précise Trendeo.
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