- La couronne de l’impératrice Eugénie, endommagée lors du casse du Louvre survenu le 19 octobre dernier, va pouvoir être restaurée à l’identique.
- Le musée du Louvre a annoncé, mercredi 4 février, qu’il n’y aurait pas de recours nécessaire à la reconstitution ou la restitution du joyau impérial.
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Des bijoux inestimables dérobés au musée du Louvre
Les cambrioleurs du Louvre l’avaient laissée tomber dans leur fuite. La couronne de l’impératrice Eugénie, endommagée le 19 octobre dernier, va pouvoir être restaurée à l’identique « sans recours à la reconstitution ou la restitution »
, a annoncé, mercredi 4 février, le musée parisien dans un communiqué (nouvelle fenêtre). Le 22 octobre, la présidente de l’institution, Laurence des Cars, avait affirmé « qu’une restauration (était) délicate mais possible »
.
Le joyau impérial, réalisé pour l’épouse de l’empereur Napoléon III, a subi « un écrasement et s’en est trouvée très sensiblement déformée »
, a précisé le Louvre, ajoutant qu’il avait été abîmé lors de son extraction de la vitre où elle était exposée par une « fente relativement étroite ménagée par la disqueuse »
des malfaiteurs durant le casse du musée.
Retrouvée au pied de la galerie d’Apollon où a eu lieu le casse, la couronne de l’impératrice Eugénie, acquise par le Louvre en 1988, a toutefois « conservé sa quasi-intégrité, permettant sa restauration complète »
, rapporte le musée. Tous ses éléments sont encore présents, à l’exception d’un aigle d’or sur les huit qui l’ornent. En outre, elle a conservé les 56 émeraudes qui la composent et n’a perdu qu’une dizaine de diamants, de très petites tailles, sur 1.354.
Un comité d’experts désigné
Pour assurer sa restauration, un restaurateur agréé va être désigné « à la suite d’une mise en concurrence »
, a fait savoir le Louvre. « Au vu du caractère à la fois symbolique mais aussi inédit d’une telle restauration, et de la spécificité remarquable de l’objet à restaurer »
, un comité d’experts a été désigné pour conseiller et superviser les travaux de restauration. Il sera présidé par la présidente du Louvre, Laurence des Cars, et composé de six personnalités, assistées d’« un ou une représentante des cinq maisons historiques de la joaillerie française »
, à savoir les maisons Mellerio, Chaumet, Cartier, Boucheron et Van Cleef & Arpels.
Huit joyaux du XIXᵉ siècle dérobés lors de ce cambriolage au retentissement mondial sont toujours dans la nature. Le butin, dont le diadème serti de quelque 2.000 diamants de l’impératrice Eugénie, est estimé à 88 millions d’euros.












