Au printemps 2025, les taxis s’étaient fait entendre partout en France, dénonçant la perte de revenus qu’occasionnerait la nouvelle convention-cadre élaborée par la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) pour le transport sanitaire. A l’automne, quelques mobilisations locales subsistaient. En ce début d’année, aucune manifestation n’est à l’ordre du jour. Signe d’un problème réglé ? Non, plutôt d’une résignation : « Sur le plan tarifaire, nous prévoyions des pertes de chiffre d’affaires aux environs de 30 % à 40 %. C’est bien le cas aujourd’hui, déplore Dominique Buisson, secrétaire de la Fédération nationale du taxi. Car ce n’est pas viable, certaines entreprises ont déjà commencé à licencier leurs salariés, voire à cesser leur activité. »
Selon Altares, les défaillances ont augmenté de 33 % entre 2024 et 2025 chez les taxis, et de 137 % chez ceux qui évoluent en entreprise individuelle. Les autres acteurs du secteur ne sont pas en reste : « Les redressements et liquidations judiciaires ont plus que doublé entre 2024 et 2025, cela a concerné 180 entreprises d’ambulances sur moins de 5 000 en 2025, ajoute Dominique Hunault, président de la Chambre nationale des services d’ambulances. On s’est rendus compte que beaucoup d’ambulanciers ont une double activité. Sur les 40 000 taxis conventionnés, une moitié dépend d’entreprises d’ambulances, donc nous avons aussi été touchés. »
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