Dans l’immédiat, “l’armée américaine pourrait certes mener des frappes limitées sur l’Iran”, écrit le quotidien américain The Wall Street Journal. Mais pour une “attaque décisive”, les États-Unis ont encore besoin de renforcer leurs capacités de défense antiaérienne. Ils veulent en effet “mieux protéger Israël et leurs alliés arabes” contre d’éventuelles représailles iraniennes, ainsi que leurs propres troupes stationnées dans la région, estimées à “environ 30 000 à 40 000” militaires.
Ceux-ci sont concentrés sur des bases militaires en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, en Arabie saoudite et au Qatar. Partout, le Pentagone est en train de “déployer des batteries [anti-aériennes] Thaad et Patriot supplémentaires”.
Mais il faut également convaincre les Saoudiens et les Émiratis de ne pas se mettre en travers d’une éventuelle intervention militaire. Les deux pays ont en effet annoncé le 28 janvier qu’ils refusaient l’utilisation de leur espace aérien pour d’éventuelles attaques américaines contre l’Iran.
Force de dissuasion dans le Golfe
Ils craignent d’être les premières cibles de représailles. Les installations pétrolières saoudiennes, sur le Golfe persique, et les tours de Dubaï sont en effet situées à moins de 200 kilomètres du territoire iranien. L’Iran menace également de fermer le détroit d’Ormuz, où passent quelque 20 % des exportations mondiales de pétrole, ce qui perturberait considérablement l’économie mondiale. Même si un tel scénario paraît improbable, puisque l’Iran lui-même est le premier à avoir besoin de cette voie maritime, les États-Unis veulent être prêts pour pouvoir l’empêcher.
Washington a surtout communiqué sur l’envoi d’une “armada” à proximité de l’Iran, souligne pour sa part le quotidien américain The New York Times. Celle-ci se compose notamment du porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de trois autres bâtiments de guerre “équipés de missiles Tomahawk”, dans la mer d’Arabie. Des avions de ravitaillement ont également été déployés à Oman.
“Les États-Unis ont maintenant huit destroyers dans un périmètre de tir permettant de détruire des missiles ou drones iraniens”, précise le journal : deux près du détroit d’Ormuz, trois dans le nord de la mer d’Arabie, un près d’Israël en mer Rouge et deux dans l’est de la Méditerranée.
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