Alors que son fils, qui s’apprêtait à être jugé pour viols, a été arrêté, dimanche 1er février, la princesse Mette-Marit, future reine de Norvège, est éclaboussée par un autre scandale, les nouveaux documents Epstein trahissant une certaine proximité avec le criminel sexuel américain.
« Marius Borg Høiby a été interpellé par la police dimanche soir, soupçonné d’atteintes à l’intégrité physique, de menaces avec un couteau et de violation d’une interdiction de contact », a indiqué dans un communiqué la police d’Oslo, sans désigner la ou les victimes supposées.
La police va demander son placement en détention pour quatre semaines « en raison du risque de récidive », a-t-elle précisé, en se refusant à tout autre commentaire.
Né d’une relation antérieure au mariage de sa mère Mette-Marit avec le prince héritier Haakon, Høiby doit déjà comparaître devant un tribunal d’Oslo pour répondre de 38 chefs d’accusation, dont quatre viols, des violences physiques et psychologiques, et une infraction à la législation sur les stupéfiants.
Sept personnes sont des victimes présumées dans cette affaire, dont quatre pour des soupçons de viol alors qu’elles n’étaient pas en état de se défendre. Høiby a l’interdiction formelle d’entrer en contact avec elles.
S’il est reconnu coupable des faits les plus graves déjà retenus contre lui, le fils de la future reine encourt jusqu’à 16 ans de prison. Son procès doit se tenir jusqu’au 19 mars, le verdict étant attendu plusieurs semaines plus tard.
L’affaire Epstein, autre coup dur pour la princesse
Cette nouvelle arrestation intervient au moment où la princesse Mette-Marit, dont l’histoire avait conquis le cœur des Norvégiens, se voit également fragilisée par l’affaire Epstein.
Des échanges soutenus entre Mette Marit et le financier américain Jeffrey Epstein, publiés ce week-end dans la presse norvégienne, ont révélé entre eux une complicité insoupçonnée qui choque dans le pays nordique.
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En 2012, alors que Jeffrey Epstein dit être à Paris « en quête d’une épouse », elle lui répond que la capitale française est « bien pour l’adultère » mais que « les Scandinaves (font) de meilleures femmes ».
En 2011, alors qu’il a déjà été condamné, elle dit l’avoir « googlé », que « ça n’a pas fait une très bonne impression » et ponctue sa phrase d’un smiley. Puis, en 2013, elle loge quatre jours à son domicile en Floride.
Le Premier ministre Jonas Gahr Støre l’a appelée à s’expliquer sur le contenu de ces multiples courriels échangés avec le criminel sexuel américain, condamné en 2008 et qui s’est suicidé en prison en 2019.
Au point que les commentateurs se demandent même si elle pourra un jour accéder au trône.
Avec AFP











