Le renard roux doit-il continuer à figurer sur la liste des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD) ? Sept associations de protection de la faune sauvage ont relancé le débat en publiant, sur le site de l’Assemblée nationale, une pétition appelant à un « déclassement immédiat » du canidé sauvage et à l’arrêt d’un « massacre injustifié ». Plus de 25 000 personnes avaient signé cet appel, lundi 2 février, alors qu’un nouveau décret fixant la liste des espèces ESOD pour les trois prochaines années doit être publié à l’été.
La présence du renard sur cette liste est critiquée de longue date par les organisations de défense des animaux. Entre 400 000 et un million d’individus seraient tués chaque année, majoritairement par la chasse. « Le renard est une espèce d’un intérêt majeur pour les écosystèmes, rappelle Mickaël Paul, coprésident du Pôle grands prédateurs. Nous sommes dans le bon tempo pour mettre la pression sur l’Etat et pour mobiliser les citoyens avant la publication de l’arrêté. »
La Fédération nationale de la chasse (FNC), de son côté, conteste tout déclassement. « Un statut ESOD ne veut pas dire que l’on va éradiquer le renard, ce n’est pas un plan d’extermination, affirme Jean-Michel Dapvril, directeur délégué aux affaires juridiques de la FNC. Cela nous permet d’organiser, là où il pose des problèmes de dégâts, des interventions lors de périodes où la chasse n’est pas possible. »
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