Le groupe minier français Eramet a annoncé, dimanche 1er février, que son conseil d’administration avait mis un terme avec effet immédiat au mandat du directeur général Paulo Castellari pour « divergences avec ce dernier sur les modes de fonctionnement ».
La présidente du conseil d’administration Christel Bories, PDG du groupe avant l’arrivée de M. Castellar en mai 2025, va reprendre la fonction de directrice générale, « pour une période intérimaire » en attendant l’arrivée d’un nouveau directeur général.
Pour expliquer ce départ prématuré, Mme Bories a évoqué lors d’un point presse téléphonique dimanche en fin de soirée « un problème de méthode », et des « divergences apparues au fil du temps » dans le « processus de prises de décision et les interactions entre le conseil d’administration et le directeur général ». Elle a précisé que les fonctions de président et directeur général seront de nouveau séparées dès que l’entreprise aura trouvé un nouveau directeur général, conformément à la décision des actionnaires d’Eramet de dissocier les deux fonctions.
Le conseil d’administration de l’entreprise « remercie Paulo Castellari pour ses efforts et confirme son soutien aux équipes, fortement engagées pour améliorer la sécurité, la performance opérationnelle » et la réduction des coûts, « dans un contexte dégradé ».
Un plan pour améliorer la rentabilité
Le départ de M. Castellari « ne modifie absolument pas la stratégie » d’Eramet, a précisé Christel Bories. Le groupe avait annoncé début décembre un programme destiné à améliorer sa rentabilité dans les deux ans, pour « faire face aux conditions de marché difficiles et créer de la valeur ».
Le plan avait été présenté par M. Castellari et le directeur financier Abel Martins-Alexandre, lui-même arrivé en septembre. Il prévoit que 50 à 60 % de l’amélioration soit générée par une meilleure productivité, 30 à 40 % par une plus grande efficacité opérationnelle et des économies de coûts, et 5 à 10 % d’optimisation des achats.
Le groupe prévoyait également de réduire ses investissements en 2025, passant d’une fourchette de 400-450 millions d’euros précédemment à 400-425 millions d’euros, comme il l’avait déjà indiqué lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre.
L’entreprise, qui revendique des actifs miniers « de classe mondiale » notamment pour « accompagner la transition énergétique », doit présenter ses résultats annuels pour 2025 le 18 février.












