- À un mois et demi du premier tour des élections municipales, le JT de TF1 vous emmène découvrir les grandes batailles à venir.
- Arrêt au Havre, en Seine-Maritime, dans une élection locale aux conséquences nationales.
- Le maire sortant Édouard Philippe, qui se représente, est également candidat à l’élection présidentielle.
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Élections Municipales 2026
Le Havre, premier port de France, est une escale indispensable sur la route de l’Élysée. Le maire sortant (Horizons) Édouard Philippe, candidat à sa réélection dans la sous-préfecture de Seine-Maritime, joue son avenir politique dans une élection municipale à quitte ou double. Cette bataille locale dans cet ancien bastion communiste aura donc des conséquences nationales. Une motivation de plus pour ses adversaires qui rêvent de le voir trébucher avant 2027.
Édouard Philippe a déjà prévenu : une défaite au Havre, en mars prochain, enterrerait aussitôt ses ambitions présidentielles. Alors, pendant encore 50 jours, le maire sortant du Havre accorde une priorité absolue à sa ville, son fief électoral depuis 2010 qu’il dit vouloir continuer à transformer. Quand notre journaliste politique Matthieu Desmoulins, qui l’a suivi dans cette ville, demande à l’ancien Premier ministre comment on peut « aspirer à transformer une ville sur six ans en espérant ne plus être maire du Havre dans un peu plus d’un an »
, le candidat Horizons répond que « la campagne électorale sert à valider un programme et une équipe »
. « Et si par extraordinaire, un Havrais, quel qu’il soit, devenait président de la République, je ne crois pas que ce serait mauvais pour Le Havre »
, estime Édouard Philippe.
Jean-Paul Lecoq joue la carte de la disponibilité
Peut-on vraiment avoir la tête en Normandie et à Paris en même temps ? Son principal adversaire, le député communiste de Seine-Maritime Jean-Paul Lecoq, en doute devant nos caméras en déambulant à travers le marché aux poissons. Rien de tel qu’une pêche aux électeurs sur ce marché pour accuser le maire sortant de trop céder à l’appel du large. « Un maire présent tout le temps a beaucoup plus de temps pour accompagner les gens et pour obtenir des satisfactions »
, affirme Jean-Paul Lecoq. « Ce sera mon cas, mais ça l’est déjà, parce que moi je suis là à 100 % »
, indique le candidat, qui mène une liste de la gauche unie aux élections municipales, sans La France insoumise (LFI).
Charlotte Boulogne, la candidate LFI, devrait toutefois faire un rapprochement avec la liste de Jean-Paul Lecoq au second tour du scrutin. « Plutôt la gauche qu’Édouard Philippe. Toujours la gauche plutôt qu’Édouard Philippe, quoi qu’il arrive »
, promet-elle à notre micro.
Au milieu de ce duel installé entre Édouard Philippe et la gauche, un candidat espère incarner une troisième voix : Franck Keller. Le candidat investi par le Rassemblement national (RN) pourrait priver Édouard Philippe de précieuses voix à droite. Jusqu’à présent, Franck Keller était conseiller municipal en région parisienne, à Neuilly-sur-Seine, bien plus en amont de la Seine. Le candidat UDR-RN se défend pourtant de tout « parachutage ». « C’est quoi un parachutage aujourd’hui ? Est-ce que l’on juge les candidats sur leurs origines ? »
répond Franck Keller. Trois autres listes, celle de Lutte ouvrière portée par Magali Cauchois, et deux candidatures citoyennes (Sophie Zarifian et Franck Testaert) viennent compléter ce tableau d’un Havre loin d’être de paix.












