- Des milliers de personnes se sont rassemblées, vendredi, à Minneapolis pour protester contre la police américaine de l’immigration.
- Des slogans tels que « sans ICE » ou « combien de plus » étaient visibles dans le cortège.
- Les agents fédéraux sont à l’origine de la mort de deux manifestants ces dernières semaines.
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La police de l’immigration de Donald Trump de plus en plus contestée
« ICE dehors maintenant »
. Ce vendredi 30 janvier, des milliers de manifestants se sont rassemblés, à Minneapolis, pour protester contre les raids de la police américaine de l’immigration, à l’origine de la mort de deux manifestants ces dernières semaines. De nombreux slogans anti-ICE ou anti-Trump étaient affichés par les participants du « National Shutdown » dans la ville démocrate du nord des États-Unis.
L’une des victimes, Alex Pretti, abattu de dix coups de feu par des agents de la police aux frontières (CPB) le 24 janvier, a été qualifié vendredi « d’agitateur »
par Donald Trump qui ne cesse de souffler le chaud et le froid sur le mouvement de contestation qui balaye la ville, devenue le laboratoire de son projet d’expulsions massives de sans-papiers.

Le ministère américain de la Justice a pour sa part annoncé l’ouverture d’une nouvelle enquête sur la mort d’Alex Pretti, cette fois concernant la violation de ses droits fondamentaux, tout en soulignant qu’il s’agit d’une procédure « standard ». « Nous regardons tout ce qui pourrait permettre de faire la lumière sur ce qui s’est passé ce jour-là »
, a expliqué à la presse le numéro deux du ministère, Todd Blanche, ajoutant que cette enquête et celle déjà en cours sur l’intervention des agents fédéraux seraient menées en parallèle.


Après avoir parlé ces derniers jours de sa volonté de « désescalade »
et fait savoir par son émissaire Tom Homan qu’il pourrait bientôt réduire le nombre d’agents masqués qui mènent des raids à Minneapolis, Donald Trump a relancé vendredi de la Maison Blanche de virulentes critiques envers les manifestants : des « insurgés »
, des « agitateurs »
et des « fauteurs de troubles financés »
par des « professionnels »
de la rébellion, selon lui.
Sur sa plateforme Truth Social, il a encore égratigné Alex Pretti, dont il a fustigé la « démonstration de violence »
dans une vidéo devenue virale, dans laquelle on voit l’infirmier de 37 ans, onze jours avant sa mort, se rebeller lors d’une interpellation par des policiers fédéraux. L’AFP n’a pas pu vérifier ces images dans l’immédiat.


La situation à Minneapolis crispe jusqu’à Washington. Dans le contexte des opérations de l’ICE, les démocrates ont refusé de voter le nouveau budget proposé pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, demandant au gouvernement d’adopter des réformes pour cette police de l’immigration, jugée hors de contrôle.
Dans ce contexte, un nouveau shutdown doit survenir à compter de minuit ce vendredi aux États-Unis. Mais il pourrait être de courte durée, un compromis ayant été trouvé jeudi entre Donald Trump et les démocrates. Ces derniers ont accepté d’adopter cinq des six volets budgétaires, tandis que la partie concernant le DHS fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.













