Face à Donald Trump et ses visées impérialistes sur le Groenland, le Danemark n’a pas abattu toutes ses cartes. Il lui reste au moins un atout en main. Et de taille, quand on connaît l’appétence du président américain pour la pompe royale. Tandis que le bras de fer était engagé entre Copenhague et Washington, le roi Frederik X a choisi de garder le silence, sans doute pour ne pas envenimer une situation déjà explosive.
Mais la tempête momentanément retombée après l’annonce d’un accord trouvé, le 21 janvier, à Davos, entre Donald Trump et le secrétaire général de l’OTAN, le Néerlandais Mark Rutte, la maison royale a fait savoir, le 29 janvier, que le roi effectuerait une visite sur l’île, du 18 au 20 février.
Pour le monarque de 57 ans, dont le royaume inclut en plus du Danemark, le Groenland et les îles Féroé, ce geste est hautement symbolique. A l’occasion de l’annonce de son voyage, Frederik X a assuré qu’il suivait la situation « de près » et qu’il avait été « très touché » par le désarroi des Groenlandais face à la menace américaine. Il a également révélé en avoir parlé avec ses enfants. Son message, très attendu par la population locale, n’a surpris personne, tant le lien qui unit la famille royale, et le roi tout particulièrement, au Groenland est solide.
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