- La ville sicilienne de Niscemi menace d’être engloutie depuis qu’un pan de falaise s’est effondré dimanche sur 4 kilomètres.
- Plus de 1.500 habitants ont été évacués, sans savoir s’ils retrouveront un jour leur maison.
- Les correspondants de TF1 en Italie ont pu recueillir leurs témoignages.
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Le 13H
Plusieurs jours après le spectaculaire glissement de terrain sur quatre kilomètres survenu dimanche 25 janvier en Sicile, le cauchemar des sinistrés se poursuit. Des pans de falaise s’effondrent toujours à Niscemi, ville la plus touchée et qui est menacée d’être engloutie. Face au danger, 1.500 personnes ont été évacuées, tandis que certaines maisons sont en partie suspendues au-dessus d’un précipice de 35 mètres.
Je prends seulement quelques affaires, des chaussures, des choses à manger, du café…
Je prends seulement quelques affaires, des chaussures, des choses à manger, du café…
Un habitant évacué à Niscemi
Les pompiers escortent les personnes évacuées venues chercher des affaires et des souvenirs dans la zone rouge. « J’ai dû quitter ma maison à toute vitesse dimanche. Je prends seulement quelques affaires, des chaussures, des choses à manger et du café. Je ne sais pas si je pourrai revenir un jour chez moi »
, se désole cet habitant dans le reportage du 13H de TF1 ci-dessus.
« Nous sommes à 60 mètres de la falaise. On ne peut pas rester trop longtemps pour des questions de sécurité »
, ajoute un pompier. Une dame, en pleurs devant notre caméra, n’a elle pas été autorisée à aller récupérer des médicaments pour son mari.
On a peur du précipice, mais on ne veut pas partir
On a peur du précipice, mais on ne veut pas partir
Un habitant de Niscemi vivant à 200 mètres de la falaise
La police italienne vérifie une à une les maisons, car certaines personnes évacuées tentent de revenir sans autorisation, malgré le danger. « J’habite à 200 mètres de la falaise. On y vit encore avec ma femme. On a peur du précipice, mais on ne veut pas partir »
, explique cet autre Sicilien. La zone rouge pourrait d’ailleurs s’étendre à d’autres quartiers de la commune toujours habités.
Depuis des décennies, des géologues italiens ont pourtant alerté les autorités sur les risques d’éboulement à Niscemi. « Le village est construit sur un plateau d’argile et de sable. Sauf qu’au contact de fortes précipitations, l’argile fond et la terre glisse »
, explique Carmelo Monaco, géologue à l’université de Catane (Sicile). Face au sol imbibé d’eau, des travaux de renforcement sont en cours, même si le glissement de terrain pourrait s’élargir à tout moment selon les autorités italiennes.













