Une histoire digne d’un film. Un Britannique âgé de 80 ans a été condamné à 16 ans et six mois de prison pour avoir lancé un trafic de faux médicaments après avoir gagné à la loterie l’équivalent de plus de 2 millions d’euros, a indiqué mercredi 28 janvier le tribunal de Bolton, au Royaume-Uni.
John Eric Spiby a été incriminé pour « possession d’une arme à feu », « possession de munitions » et « entrave à la justice », a indiqué la police dans un communiqué publié mercredi.
Après avoir gagné à la loterie en 2010, le retraité s’est lancé dans la production à grande échelle de comprimés falsifiés, contenant notamment le diazépam, un médicament plus connu sous le nom de Valium, régulièrement préconisé pour traiter l’anxiété ou les problèmes musculaires.
Trois autres hommes condamnés
Le trafic de ce médicament s’élève à plusieurs « millions de comprimés falsifiés », a appris The Guardian du tribunal. En plus de l’octogénaire, trois autres hommes ont également participé à ce trafic: Lee Drury, Callum Dorian, et le fils de John Eric Spibyn, John Colin Spiby, qui sont âgés entre 35 et 45 ans. Tous ont été condamnés de 9 à 12 ans de prison.
De son côté, l’octogénaire a également « chargé les locaux, aidé à les aménager et a acheté des machines » pour produire les médicaments dans un « chalet » à Wigan, une ville située dans la région de Manchester, a rapporté la police dans son communiqué.
« Un chalet situé derrière la maison de John Eric Spiby abritait une installation de fabrication de comprimés (…) capable de produire des dizaines de milliers de comprimés par heure », ont indiqué les autorités britanniques.
Si la valeur marchande de ce trafic n’est pas clairement établie, la police de Manchester a indiqué que le butin pourrait « potentiellement » s’élever jusqu’à 288 millions de livres sterling, soit plus de 330 millions d’euros au sein de ce chalet.
« La plus grande production de drogue de cette nature »
Le tribunal a confirmé que le retraité faisait partie d’un gang pour produire à une « échelle industrielle » de la drogue, ainsi que des armes à feu.
Au cours du procès, le fils et le père ont nié les faits. « Malgré votre gain à la loterie, vous avez continué à mener une vie de crime bien au-delà de ce qui aurait normalement été votre retraite », a lancé le juge auprès du père de famille.
Le juge a finalement conclu qu’il s’agissait de « la plus grande production de drogue de cette nature jamais découverte par la police ».
Article original publié sur BFMTV.com













