- Les deux agents de la police aux frontières (CBP) ont été suspendus provisoirement de leurs fonctions.
- Ils sont soupçonnés d’être à l’origine des tirs ayant causé la mort d’Alex Pretti samedi dernier, alors qu’il participait à une manifestation contre la police de l’immigration (ICE).
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La police de l’immigration de Donald Trump de plus en plus contestée
Quatre jours après le décès d’Alex Pretti, deux agents de la police aux frontières (CBP) ont été provisoirement suspendus de leurs fonctions. « Un protocole standard »
, a assuré auprès de nos confrères de l’AFP un porte-parole de la CBP, la suspension provisoire étant habituelle aux États-Unis pour les agents impliqués dans une fusillade.
Manifestations contre la police de l’immigration
Selon les informations du New-York Times
, les deux agents concernés seraient ceux ayant ouvert le feu samedi sur Alex Pretti (nouvelle fenêtre), alors qu’il participait aux rassemblements à Minneapolis contre la police de l’immigration (ICE). Les enquêteurs doivent désormais déterminer les circonstances de sa mort, alors que l’administration Trump est entrée en croisade contre les manifestants de Minneapolis, à l’image du très influent conseiller du chef de la Maison-Blanche, Stephen Miller, qui a qualifié l’infirmier de 37 ans « d’assassin en puissance ».
Ce week-end, c’était au tour du département de la Sécurité intérieure américain de venir à la rescousse des deux agents de l’immigration, assurant que les tireurs avaient agi en état de légitime défense. De fait, des vidéos analysées par l’AFP et d’autres médias décrédibilisent la thèse selon laquelle l’infirmier, qui portait légalement une arme, menaçait les forces de l’ordre.
Il s’agit du deuxième décès par arme à feu perpétré par des agents fédéraux depuis le début des mobilisations dans le Minnesota. Le 7 janvier, Renee Good était abattue au volant de sa voiture. Ce mercredi, alors que Donald Trump disait la veille vouloir une « petite désescalade »
pour apaiser une situation devenue hautement inflammable dans la ville, le président s’en est pris au maire de Minneapolis pour avoir déclaré qu’il « n’appliquait pas et n’appliquerait pas les lois fédérales sur l’immigration »
. « Est-ce que quelqu’un (…) pourrait lui expliquer que cette déclaration constitue une violation très grave de la loi et qu’il JOUE AVEC LE FEU »,
a lancé le chef de l’État sur sa plateforme Truth social.












