Le général Mamadi Doumbouya, 41 ans, dirigeait le pays depuis le coup d’État ayant renversé en 2021 le président élu Alpha Condé, qui avait conduit la Cédéao à décréter une série de sanctions contre la Guinée. Il a largement remporté avec 86,72% des voix la présidentielle organisée fin décembre 2025, après quatre années de transition, malgré sa promesse initiale que ni lui ni aucun membre de la junte ne se présenterait et que le pouvoir serait rendu aux civils.
En février 2024, la Cédéao avait déjà allégé certaines sanctions économiques et financières. Après « la tenue réussie d’un référendum constitutionnel le 21 septembre 2025 suivi d’une élection présidentielle le 28 décembre 2025 », l’organisation ouest-africaine « lève avec effet immédiat toutes les sanctions résiduelles contre la République de Guinée et les personnes impliquées » dans le coup d’État et « réintègre » le pays en son sein, selon un communiqué.
La Cédéao félicite également Mamadi Doumbouya pour son élection à la tête du pays. Après avoir renversé Alpha Condé, premier président démocratiquement élu de l’histoire de la Guinée, le colonel Doumbouya, qui s’est ensuite autopromu général, a fait taire les oppositions : les emprisonnements, suspensions de partis et médias, disparitions et enlèvements des voix critiques se sont multipliés.
Dans son communiqué, la Cédéao « exhorte le gouvernement à intensifier ses efforts visant à consolider la démocratie, la bonne gouvernance et l’État de droit, ainsi que le développement économique et social ».
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