Il y a cinq ans, TikTok existait à peine. Le réseau social chinois est devenu depuis l’un des plus importants de la planète. Il y a peu, presque personne n’avait entendu parler de BYD. Aujourd’hui, la marque chinoise de véhicules électriques part à la conquête du monde. La même chose se profile-t-elle pour Anta Sports ? Mardi 27 janvier, le groupe chinois de chaussures de sport a pris 29 % de participation dans Puma, devenant son premier actionnaire, affichant avec fierté son ambition planétaire.
La transaction s’élève à 1,5 milliard d’euros, payés entièrement en cash. Symboliquement, elle est encore plus forte : la famille Pinault, propriétaire de Kering (Gucci, Saint Laurent…), vend sa participation et cède la place à une entreprise chinoise. « Cette acquisition (…) marque un pas en avant majeur dans notre stratégie de mondialisation (…) », célèbre le fondateur d’Anta Sports, Ding Shizhong.
L’histoire de ce groupe pourrait servir de parabole à l’évolution de l’économie chinoise. Après avoir été longtemps sous-traitant des grandes marques occidentales, puis avoir conquis son propre marché chinois, Anta Sports veut désormais devenir un acteur mondial, concurrent direct de ceux pour qui ils travaillaient initialement.
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